L'Agriculteur Charentais 22 novembre 2018 à 09h00 | Par l'Agriculteur Charentais

Drones : Que faire de la cartographie aérienne ?

Prendre de la hauteur pour mieux adapter l’intervention culturale : voilà l’objectif premier des survols. Quitte, au passage, à bouleverser la notion de parcelle.

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- © Chambre d'agriculture 17

Par essence, l’exploitant est au raz du sol. Ou à deux mètres de haut, tout au plus, selon la taille de son tracteur. Pour prendre de la hauteur, il y avait jusqu’à présent les satellites, mais les nuages jouaient parfois les troubles-fêtes. L’arrivée des drones en agriculture coïncident donc avec d’autres demandes, plus parcellaires. Ces ailes volantes sont équipées de capteurs multispectraux ou de caméras qui, combinées avec un GPS, scannent littéralement la parcelle de blé, d’orge, de colza ou de vignes. De ces survols naissent des cartographies précises. Mais comment les exploiter ?
L’avantage des drones est de permettre de couvrir de grandes surfaces et d’analyser plusieurs zones de plantations en un temps record. Les appareils fournissent aux agriculteurs et aux ingénieurs agronomes des informations indispensables sur les cultures agricoles ou autres plantations comme les vignes. Les cartographies sont de type PRI-R (Proche infrarouge, Rouge) ou RVB (Rouge, Vert, Bleu, longueur d’onde visible).  Des spécialistes de l’agriculture y détectent le moindre souci dans les différences de couleurs. «Le traitement photogrammétrique des images, réalisé avec des capteurs multispectraux pour obtenir des cartes ortho-mosaïques, facilite la localisation des maladies, permet d’optimiser et de cibler précisément les zones à traiter, limite ainsi l’utilisation des engrais ou les coûts de traitement et détermine les zones en manque d’irrigation», assure-t-on chez Drone Malin, le spécialiste français de la vue aérienne.

 

Retrouvez l'intégralité de notre double-page consacrée aux drones dans l'édition papier du 23 novembre 2018.

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Le chiffre de la semaine
- 10 %
Malgré une superficie de culture de pommes de terre en hausse de 5 000 hectares en France cette année, la production a reculé de 9,6%, à 5,85 millions de tonnes, contre 6, 47 millions l’an dernier La production a fortement baissé en Picardie (-10,6%), dans le Nord Pas de Calais (-11,6%), en Alsace (-19,9%) et surtout en Haute Normandie (-25,9%). Ces chiffres concernent la pomme de terre dite de conservation, c’est-et pomme de terre industrielle.

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