L'Agriculteur Charentais 30 mai 2013 à 17h51 | Par FNSEA

Elevage cause nationale - Manifestation nationale le 23 juin

la FNSEA et les JA souhaitent que l'élevage soit reconnu à sa juste valeur. Voilà pourquoi ils manifesteront à Paris le 23 juin. Ils invitent tous les agriculteurs à se joindre à eux.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
- © FNSEA

ACTION NATIONALE Le combat de la FNSEA et de JA est que l’élevage soit reconnu à sa juste valeur : une cause nationale pour le redressement productif de la France !

1.Revaloriser les prix
Les éleveurs doivent pouvoir répercuter la hausse de leurs coûts de production, en particulier la flambée des prix de l’alimentation animale.
C’est une priorité absolue qui implique les transformateurs et les enseignes de la distribution.
• Un effort immédiat sur les prix est impératif, en particulier dans le secteur laitier ;
• Les accords du 3 mai 2011 doivent être appliqués sans délai puisque tous les indicateurs sont au rouge ; ils doivent également être amplifiés et intégrer le lait dans le champ des produits retenus en construisant ses indicateurs ;
• Il convient d’inscrire dans la loi (Loi consommation ou Loi d’avenir) une clause obligatoire de révision des contrats signés entre les distributeurs et leurs fournisseurs afin de prendre en compte les évolutions des coûts de l’alimentation animale.

Rééquilibrer les négociations commerciales pour ramener de la valeur ajoutée vers les éleveurs
La disparité des rapports de force pénalise les maillons les plus faibles de la filière : les PME et surtout les éleveurs.
• Lever les freins du droit de la concurrence, français et communautaire, pour accroître le pouvoir de négociation des éleveurs.
Mieux exploiter et généraliser les avancées obtenues à Bruxelles dans le «mini paquet lait» et dans la future OCM unique de la PAC post 2013, afin de sécuriser la négociation collective des contrats et des prix.
• Pour assainir les relations commerciales entre les distributeurs et leurs fournisseurs, la future loi sur la consommation doit corriger le dispositif créé par la LME.
Réaffirmer la primauté des C.G.V. (Conditions Générales de Ventes) éditées par le vendeur et le principe d’une négociation sur des contreparties quantifiables, proportionnées et effectives, inscrites dans des conventions uniques.
• L’Etat doit assumer son rôle de gendarme et faire respecter les règles du jeu.
Renforcer les moyens de contrôle et de sanction de la DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes).

Etiqueter l’origine de la matière première
Face aux remises en cause de toute nature, il faut :
- promouvoir l’importance de la viande, des œufs et des produits laitiers, dans une alimentation saine et équilibrée;
- offrir au consommateur une information loyale et complète au moment de son acte d’achat et valoriser les efforts de traçabilité réalisés tout au long de la chaîne.
FNSEA et JA militent pour une généralisation de l’étiquetage de l’origine, sur les produits bruts comme les matières premières utilisées comme ingrédients, en :
- soutenant au niveau national toutes les actions interprofessionnelles qui vont dans le sens d’un étiquetage volontaire ;
- portant cette demande avec force au niveau européen pour une décision communautaire.

2. Simplifier les normes environnementales et arrêter toute surenchère réglementaire et fiscale

Directive Nitrates :
• Remettre en chantier la délimitation des zones vulnérables pour exclure tout territoire où les concentrations en nitrate dans l’eau sont suffisamment faibles ;
• Définir au niveau régional les calendriers d’épandage ;
• Valider les capacités de stockage existantes des exploitations dont le cheptel n’a pas augmenté de plus de 10% ;
• Modifier les valeurs de rejet d’azote des vaches laitières et de la volaille ;
• Permettre dans les programmes d’actions régionaux « nitrates » des allègements et non seulement des renforcements du cadre national, notamment sur les calendriers d’épandage, les pentes et les couverts hivernaux ;
• Pouvoir adapter le type de couvert hivernal en fonction des conditions pédoclimatiques de l’année (repousse ou CIPAN par exemple)

Installations classées :
• Rehausser les seuils d’installations classées ;
• Simplifier les prescriptions techniques imposées aux élevages ;
• Simplifier et alléger les études d’impact et les enquêtes publiques, sécuriser les projets d’installation et de développement des élevages, diminuer les délais d’instruction de l’administration ;
• Exiger que le dépôt d’un recours s’accompagne d’une caution financière proportionnée au montant des investissements concernés par le recours ;
• Réviser les distances d’épandage pour faciliter la valorisation des effluents d’élevage et économiser ainsi des engrais minéraux.

Fiscalité écologique :
• Non à l’écotaxe « poids lourds » qui affecterait la compétitivité des exploitations et des filières ;
• Non à toute nouvelle taxe sur les engrais, le GNR ou l’eau qui, sous couvert d’écologie, pénaliserait l’agriculture.


3. Investir pour assurer l’avenir
• Favoriser l’installation de jeunes sur des élevages viables, vivables, diversifiés, durables et transmissibles ;
• Accompagner les éleveurs dans la production d’énergie (photovoltaïque, méthanisation, biomasse…) ; exiger des pouvoirs publics un plan ambitieux pour le développement de la méthanisation ;
• Adopter un plan en faveur de la modernisation des bâtiments d’élevage ;
• Accompagner la compétitivité des entreprises d’abattage et de transformation : mobiliser les moyens de la Banque Publique d’Investissement, alléger les charges, éviter les distorsions intra communautaires en particulier sur le coût du travail.
•  Favoriser l'autonomie alimentaire des exploitations, notamment en maintenant les dérogations irrigation pour les cultures fourragères (luzerne, sorgho, moha)


4. Pour une PAC qui accompagne et redonne des perspectives à l’élevage
La future PAC devra accompagner les efforts des éleveurs, une ambition pour l’élevage et une réelle politique économique pour ces filières.

Des outils de gestion de marché améliorés dans l’OCM unique:
- Des filets de sécurité recalculés au regard des coûts de production ;
- Un observatoire européen des marchés, des volumes et des prix ;
- Une organisation des producteurs et des filières renforcée au regard du droit de la concurrence.

Des outils de gestion des risques adaptés et efficaces face aux aléas climatiques (fourrages) et sanitaires (fonds de mutualisation).

Un soutien adapté à la situation de l’élevage :
- Une convergence interne soutenable par tous ;
- Un verdissement pragmatique qui apporte de la souplesse au retournement des prairies afin de sécuriser l’autonomie fourragère ;
- Un recouplage nécessaire et indispensable pour le maintien de certaines productions menacées par un DPU aveugle;
- La prise en compte de l’herbe;
- La priorité de la compensation des handicaps au sein du 2ème pilier, notamment par le maintien d’un ICHN en zone défavorisée simple
- Des mesures MAE zones humides avec trois niveaux d’engagement.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. l'Agriculteur Charentais se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

Les ARTICLES LES PLUS...

Voir tous

Le chiffre de la semaine
+ 19 %
Une troisième année de hausse des surfaces se profile pour le sorgho en 2018-19 dans l’Hexagone, indique Semences de Provence (Arterris). Quelque 60 000 ha (+8 % par rapport à la moyenne quinquennale) ont été cultivés en 2018. Des régions moins traditionnelles portent la dynamique : Nouvelle-Aquitaine à 14 976 ha (+19 % sur 5 ans), Centre-Val de Loire à 9 700 ha (+46 %), Pays de la Loire à 3 555 ha (+49 %).

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 23 unes régionales aujourd'hui