L'Agriculteur Charentais 16 avril 2015 à 08h00 | Par l'Agriculteur Charentais

Employeurs : Salariés, dis-nous tes désirs

Un entretien professionnel pour parler formation, compétences et emploi est maintenant obligatoire.

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L’entretien portera sur le désir de qualification et de formation dans l’entreprise.
L’entretien portera sur le désir de qualification et de formation dans l’entreprise. - © JC Gütner

Il est obligatoire depuis plus d’un an ! Et il semble que ni les salariés, ni les employeurs n’ont pris la mesure de l’obligation : celle d’un entretien annuel, normalisé, formalisé. A cette fin, le FAFSEA sonne l’alerte : «il faut que toutes les entreprises, quelle que soit la taille, est réalisé cet entretien avant le 7 mars 2016» clame Mélanie Mertiny, déléguée régionale du FAFSEA en Poitou Charentes. Des fiches sur le site du FAFSEA existent déjà pour guider tant les salariés que les employeurs. «Il s’agira d’apprécier les besoins et au maintien en compétences des salariés, les besoins d’emplois. Pour le salarié, ce sera l’occasion de réfléchir au regard du projet de l’entreprise avec ses propres perspectives, de ses souhaits de qualification et de formation.» Pas si anodin qu’il n’y paraît. «Des questions doivent obligatoirement être abordées et nous avons mis à disposition des deux parties un guide de cet entretien pour s’y préparer.» C’est différent de l’entretien annuel. L’entretien professionnel a lieu tous les deux ans et si au bout de six ans il n’était réalisé les sanctions sont prévues. «Cela permettra de faire le point» ajoute-t-elle, «où seront abordées les évolutions du salarié dans l’entreprise, sa formation, son désir de formation. Quelle que soit l’ancienneté du salarié.» Cet échange va sûrement générer des demandes, notamment en formation. Pas de durée d’entretien, mais un compte-rendu sous forme de tableaux synthétiques obligatoire. «Nous fournissons les outils pour cet entretien.» L’obligation de cet entretien professionnel va donc être généralisée. «Mais il n’y a pas d’obligation de satisfaire les désirs des salariés ou des employeurs, notamment dans la formation. Cela dépend beaucoup du dispositif de financement lié au plan de l’entreprise ou au salarié, comme le congé individuel ou le compte personnel de formation.» L’objectif est de susciter une réflexion sur «l’employabilité» du salarié. Le caractère obligatoire, même si on parle de «co-construction» doit enclencher la mécanique. En agriculture, une opération de communication va relayer cette obligation sur les thèmes du conseil en évolution professionnelle et du compte personnel formation. «Quid des saisonniers ? Le FASEA pourrait voir émerger de gros volumes de formation» poursuit-elle.  Aujourd’hui, la formation des salariés est loin d’être une généralisation même si elle permet d’acquérir des compétences nouvelles au sein des exploitations agricoles pour les salariés et rendre ainsi pérennes leur emploi. Pour mieux apprécier comment aborder cet entretien professionnel, la FAFSEA se positionne dans le conseil aux employeurs et aux salariés, tant sur son site internet que par ses conseillers sur le terrain, ou au téléphone. 

FAFSEA, 2 avenue de Fétilly,  17074 La Rochelle Cedex 9, 05 46 67 15 97 courriel : poitoucharentes@fafsea.com
Prochain article : L’employabilité en agriculture

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