L'Agriculteur Charentais 27 juin 2013 à 10h16 | Par Pascal Bisson

Bovins viande - En 2012 : les charges plombent l’économie de la filiere

L’amélioration des prix de vente des bovins a tiré les revenus 2012 des systèmes bovins viande vers le haut. Cependant, l’augmentation concomitante des charges a freiné cette embellie.

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Dans le cadre du dispositif réseau (chambre d’agriculture, institut de l’élevage) l’équipe réseau Pays de la Loire Deux Sèvres actualise les sytèmes bovins viande. Les chiffrages sont établis «à système constant», même résultats et niveau de consommations techniques. Bien que dans les faits les hausses des charges incitent les éleveurs à réduire leurs consommations. Depuis 7 ans, les intrants n’ont cessé d’augmenter. L’indice des prix des ressources nécessaires au fonctionnement des exploitations viande bovine (IPAMPA) a atteint en novembre 2012 son plus haut niveau depuis 2005. Le prix des céréales et le renchérissement des cours de l’azote expliquent ce phénomène. Le prix du tourteau de soja a flambé (+44%). Ainsi, c’est encore le coût alimentaire qui progresse de 30% dans tous les systèmes, ce qui ravive le souhait de plus d’autonomie des éleveurs 

Les cours des bovins en hausse de 13%
La conjoncture favorable de la fin 2011 s’est concrétisée sur 2012 pour la plupart des catégories. Au global, les prix moyens progressent de 13%. Le prix moyen des JB charolais augmente de 11 % par rapport à 2011 à 3,87 €/kgc. C’est lié au maintien de la demande turque et des débouchés traditionnels vers l’Europe du sud. Les femelles charolaises suivent cette conjoncture, puisque leur prix progresse en moyenne de 17 % pour les vaches et de 13% pour les génisses. Il s’agit ici d’une réponse au manque d’offre qui sévit à la fois sur le marché français et le marché européen. Mais les difficultés économiques se font toutefois sentir avec une plus grande difficulté du marché à valoriser les animaux de qualité supérieure. C’est notamment le cas des animaux vendus sous grille de qualité: femelles AOC rouge des prés, blonde d’aquitaine et parthenaise.  Enfin, le marché du maigre profite peu de ce contexte : les broutards n’ont pris que 100 à 150 € à la vente avec un nouveau repli sur les derniers mois.

Lire la suite du dossier dans notre édition du 28 juin

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