L'Agriculteur Charentais 30 avril 2015 à 08h00 | Par Bernard Aumailley

Enquête : Il n’y a pas une crise des vocations, mais peut-être un parcours qui demande à être simplifié et raccourci

Comment les jeunes agriculteurs apprécient les avis des futurs candidats à l’installation. Réponse du président de Jeunes Agriculteurs 17.

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l'interview comme si vous y étiez... © l'Agriculteur Charentais

Les interrogés étaient tous convaincus : l’agriculture a un avenir. C’est le principal résultat du sondage exclusif, dont nous avons donné les principaux résultats dans notre précédente édition. 130 jeunes en classes terminales des lycées agricoles et de MFR y donnaient leur avis sur le désir d’entreprendre en agriculture. Bien peu d’entre eux déclaraient leur intention de s’installer. 21 % seulement. Le sondage tâtait leurs intentions sur la conduite future de leur entreprise agricole : agrandissement, poursuite des productions actuelles, sensibilité à l’agro-écologie, moyens financiers. Pour résumer : ils sont partagés, autant les jeunes souhaitant s’installer que les autres, sur l’agriculture extensive, d’autant que tous estiment à une grande majorité que l’agriculture n’est viable que par l’agrandissement. Ils tirent quasi un trait sur la notion «d’agriculture intensive », mais sont d’accord pour pratiquer une agriculture de groupe, sans pour autant confier des tâches à des sous-traitants. 
Mais ils restent convaincus, à une importante majorité que les aides PAC doivent perdurer. Faudra-t-il alors changer les exploitations actuelles : à 70 % ils répondaient oui. Un chiffre plus pondéré lorsque les répondants étaient des futurs installés. Plébiscitant l’émergence de nouvelles technologies, les «sondés» remettaient, comme il se doit, la problématique du foncier sur la table comme celui des moyens financiers plus conséquents pour entreprendre en agriculture. Pour les chiffres précis, se rapporter à notre édition de la semaine dernière. 

Lire l'analyse de Jean Philippe Chollet dans notre édition du 1er mai avec une étude de la DARES sur l'emploi en agriculture

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Le chiffre de la semaine
80 000 téc
Selon une estimation de l’Institut de l’élevage (Idele), datée de septembre 2016, ce ne sont pas moins de 80 000 tonnes équivalents carcasses (téc) supplémentaires qui devraient arriver sur le marché européen, sur les six derniers mois de l’année de 2016 par rapport à 2015. D’après l’Idele, la hausse des tonnages abattus en France, Allemagne, Royaume-Uni, Irlande, Pays-Bas, Pologne, Belgique et Danemark, «atteindrait +30 000 téc par rapport à 2015 au 3e trimestre (soit +7%/2015) et +50 000 téc au 4e trimestre (soit +10%/2015) ».

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