20 juin 2013 à 14h05 | Par Inserm

Etude - Un lien entre pesticides et certaines pathologies

L’Inserm rappelle les effets des pesticides sur la santé publique.

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Un équipement nécessaire lors de la préparation des bouillies ou mélanges.
Un équipement nécessaire lors de la préparation des bouillies ou mélanges. - © T.Guillemot

Dans un rapport de synthèse sur la littérature scientifique à ce sujet, l’Inserm (institut national de la santé et de la recherche médicale), rappelle les effets de l’usage des pesticides sur la santé publique. Un rapport rédigé à la demande du ministère de la Santé, qui n’apporte pas d’élément nouveau mais rappelle les précédentes conclusions des scientifiques. Selon l’Institut, «il semble exister une association positive entre exposition professionnelle à des pesticides et certaines pathologies chez l’adulte: la maladie de Parkinson, le cancer de la prostate et certains cancers hématopoïétiques (lymphome non hodgkinien, myélomes multiples). Les agriculteurs sont la population principale à être exposée aux pesticides». Selon l’Inserm, «en milieu professionnel, la voie cutanée représente la principale voie d’exposition (environ 80%). L’exposition par voie respiratoire existe lors de circonstances particulières d’application (fumigation, utilisation en milieu fermé).» L’exposition peut se produire à différents moments : manutention, préparation, application, nettoyage, ré-entrées (tâches effectuées dans des zones traitées), mais les plus exposants sont la préparation des bouillies ou mélanges. «Cette synthèse est fidèle à l’état des connaissances de l’industrie», réagit l’UIPP (protection des plantes). Dans un communiqué du 13 juin, son directeur général, Jean-Charles Bocquet ajoute : «Les molécules suspectées de lien avec des pathologies ont été retirées du marché depuis plusieurs années.»Réagissant à la publication de cette étude trois ministres (Santé, Agriculture, Environnement) ont indiqué dans un communiqué que «ces nouveaux éléments seront transmis sans délais aux autorités européennes afin qu'ils puissent être pris en compte dans la réévaluation des substances actives autorisées au niveau communautaire». Ils annoncent aussi avoir saisi l'Anses (agence nationale de sécurité sanitaire) «afin qu'elle évalue l'impact de ces nouvelles données sur les autorisations nationales existantes».

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