L'Agriculteur Charentais 18 avril 2013 à 15h33 | Par Bernard AUMAILLEY

EXPORT - Succès historique du «Made in France»

Ils calculent en valeur d’Airbus et sont gagnants sur ce terrain là. Les exportateurs annoncent de bons chiffres.

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Louis Fabrice Latour
Louis Fabrice Latour - © FNVS

Avec un chiffre d’affaires de 11,2 milliards € en 2012, les exportations de Vins et Spiritueux français ont atteint un nouveau record historique. Grâce à des ventes en croissance de 10 %, le secteur représente à nouveau le deuxième poste excédentaire de la balance commerciale de la France (9,5 milliards €), après l’aéronautique (20 milliards €). Ces chiffres donnés par la fédération française de spiritueux montrent une croissance en valeur des vins (+8,5%). Pour les spiritueux consolident leurs chiffres puisque le chiffre d’affaires à l’exportation progresse de 13 %, porté par les ventes de cognac. Le recul en volume de la vodka et des liqueurs est contrebalancé par une croissance en valeur, qui confirme la premiumisation de ces catégories Selon la FFS, «l’environnement global de 2012 a été plus favorable aux exportations françaises, avec un euro qui a fléchi depuis le printemps face aux devises étrangères (USD, GBP et JPY), améliorant ainsi la compétitivité de nos produits sur nombre de marchés d’exportation. » Pour Louis Fabrice Latour, président de la Fédération des Exportateurs de Vins et Spiritueux de France (FEVS), «les caractéristiques de cette performance 2012 sont à chercher dans une progression plus axée sur la valeur (+ 10 %) que sur le volume (+1,6 %) ; cependant, il y a une difficulté constante des vins français à gagner des parts de marché en volume. En 10 ans, les exportations de vins ont perdu 10 % en volume et progressé en valeur de 30 %. Cette augmentation est liée principalement aux vins de Champagne et de Bordeaux.» C’est sur les pays émergents que se font les progressions. En 2012, les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) représentent 1,2 milliard € de chiffre d’affaires, soit plus de 10 % de nos exportations (si l’on tient compte des réexpéditions, ce chiffre peut sans doute être porté à 1,5 milliard €). Cela représente 52,7 millions de caisses de 12 bouteilles (-3,7 %) mais 3 milliards 526 millions d’euros (+13,5 %) selon les chiffres communiqués par les Douanes.

40 % du vignoble part à l’export


Pour Louis Fabrice Latour, «ce qui est essentiel, c’est que nos entreprises sont capables, année après année, de renouveler cette performance à l’export, apportant ainsi une contribution déterminante à l’économie de notre pays. C’est moins visible que les grands contrats mais tout aussi efficace». Louis Fabrice Latour rappelle en outre que les exportations sont chaque jour davantage un enjeu essentiel pour les entreprises du secteur et, plus globalement, pour l’ensemble de la filière : 40 % du vignoble dépend, pour ses débouchés vins ou spiritueux, de l’exportation. Il sollicite le soutien des pouvoirs publics sur l’exportation : «nous avons un besoin impérieux du soutien des pouvoirs publics pour assurer le développement de nos exportations. Cela exige une action déterminée de l’Etat pour lever les différentes barrières qui handicapent notre accès à de nouveaux marchés.» Tout se joue dans l’hexagone en «proposant des produits adaptés aux différents marchés, produits qu’il faut penser et élaborer notamment grâce à une vraie cogestion de filière, qu’il s’agisse des vins ou de spiritueux dans le cas de cognac. Car si nous ne prenons pas soin d’assurer un développement de nos parts de marché en volume, nous prenons le risque de fragiliser l’ensemble de notre filière et d’éroder notre capacité à créer de la valeur. C’est là une responsabilité partagée de la profession et de l’Etat» conclut-il.

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