L'Agriculteur Charentais 23 octobre 2014 à 08h00 | Par YC

Feader : La régionalisation de la Pac en bonne voie

Elle devrait se mettre en place sans encombre, selon le ministère et les Régions. Le cadre des aides pour l’installation, le bio et le plan bâtiments a été précisé.

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- © AC

La gestion du second pilier de la Pac par les régions va se mettre en place au 1er janvier 2015 sans encombre, suivant un cadrage national. C’est ce qu’on affirmé le ministère de l’Agriculture et l’Association des régions de France, dans une déclaration commune du 14 octobre, à la sortie du deuxième comité Etat-Régions à Paris. Ils ont tenu à rassurer : rien n’empêchera les Régions d’assurer toutes les missions que leur confère la maîtrise d’œuvre du Fonds européen agricole pour le développement rural (Feader), décidé dans la réforme de la Pac 2015-2020. Des craintes avaient été émises depuis quelques semaines sur ce passage de témoin.Cette réunion a également permis de «régler plusieurs questions» et de «dresser un état des lieux très encourageant sur l’avancement de la préparation de ces programmes», alors que la transition semblait difficile dans plusieurs régions, et que les plans de développement rural sont actuellement examinés à Bruxelles.

Combiner modernisation et mise aux normes nitrates
Budget attendu par les agriculteurs, l’enveloppe dédiée au plan de compétitivité et d’adaptation des exploitations servira aussi à financer les mises aux normes pour répondre à la directive européenne sur les nitrates. Les pouvoirs publics réaffirment que des discussions préalables auront lieu avec la Commission européenne sur le zonage comme sur la nature des actions à effectuer. Les pouvoirs publics évalueront ensuite les investissements nécessaires, qui seront mis en œuvre dans le cadre du plan de modernisation. Ils feront «l’objet d’un traitement spécifique et d’une allocation de moyens complémentaires notamment via les Agences de l’eau», précise le ministre. Il anticipe ainsi une réaction négative de la profession, qui attend ce budget pour financer sa recherche de la compétitivité, et certainement pas pour répondre à des normes environnementales. «L’enjeu sera de réussir à combiner la mise aux normes avec la modernisation des exploitations pour renforcer leur compétitivité », précisent Stéphane Le Foll et René Souchon, président de la Commission agriculture de l’Association des régions de France.

Lire la suite dans notre édition du 24 octobre

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50 000
La Turquie importe, notamment de la viande bovine (80 % sous forme de bovins maigres et 20 % en bovins finis) pour combler ses besoins sur le marché intérieur. Le pays se place ainsi au 2ème rang mondial des importateurs de bovins, juste derrière l’Union européenne (dans son ensemble). Mais la récente dévaluation de la livre turque fait ralentir ces importations. La France fournissait jusqu’ici 50 000 bovins par an, dont 20 900 broutards (partiellement issus de Poitou-Charentes).

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