L'Agriculteur Charentais 15 janvier 2015 à 08h00 | Par Michel Portier

Fertilisation : Respectueux des sols et de la sécurité

L’épandage sans tonne et les chantiers décomposés évitent le recours aux grosses tonnes à lisier.

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Le chantier décomposé avec caisson de ravitaillement permet d’utiliser une tonne à lisier plus modeste à l’épandage et de dédier des tonnes à lisier de gros volume au transport.
Le chantier décomposé avec caisson de ravitaillement permet d’utiliser une tonne à lisier plus modeste à l’épandage et de dédier des tonnes à lisier de gros volume au transport. - © G. Coisel

Les capacités atteintes par les grosses tonnes à lisier utilisées notamment par les Cuma et les ETA, se heurtent aux limites d’un appareil qui doit réunir les fonctions de transport et d’épandage. Avec une charge à l’essieu atteignant parfois les 20 tonnes, ces véhicules polyvalents ne peuvent éviter un tassement profond des sols et sont difficilement compatibles avec un strict respect de la réglementation routière. Ces machines imposent des pneus de grande dimension très coûteux pour limiter les dégâts dans les champs, pneus dont la forte résistance au roulement va impacter la consommation et leur usure pendant les trois quarts du temps passé sur la route. Concernant les règles du code de la route qui s’appliquent à ces véhicules, leur charge à l’essieu est limitée à 13 tonnes. Le PTAC d’un véhicule trois essieux est plafonné à 32 tonnes et le PTRA de l’ensemble tracteur-remorque à 40 tonnes. Sachant que le poids à vide d’une tonne à lisier de 24 000 l à trois essieux, embarquant un équipement arrière et un bras de pompage, peut atteindre 18 tonnes, sa charge utile ne peut théoriquement pas dépasser 14 tonnes. Or, cuve pleine, son poids atteint les 42 tonnes. Et avec un tracteur de 10 tonnes à l’avant, le poids de l’ensemble culmine à 52 tonnes…

Lire la suite dans notre édition du 16 janvier

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Le chiffre de la semaine
3 656 élèves
Les 30 maisons familiales et rurales du Poitou-Charentes ont accueilli en 2015 pas moins de 3656 élèves en formation initiale scolaire du ministère de l’Agriculture (soit 47,5 % des effectifs de l’enseignement agricole de la région). Un effectif qui est en légère diminution: 55 élèves de moins. Une chute qui se matérialise pour au moins 4 associations par une perte de plusieurs dizaines d’élèves. Le contexte économique des territoires concernés peut être une des causes. En revanche , les chiffres concernant la formation continue progressent, avec 2532 stagiaires formés en 2015 sur 27 MFR.

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