L'Agriculteur Charentais 25 mars 2015 à 08h00 | Par Bernard Aumailley

FNSEA 17 : Un peu de vert agricole dans le millefeuille territorial

Comment l'agriculture discerne ses intérêts entre les communes, les intercommunalités, le Département et la future grande Région.

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Table ronde animée... par les participants, la salle et l'Agriculteur Charentais.
Table ronde animée... par les participants, la salle et l'Agriculteur Charentais. - © AC

C'était le « coeur » de cette assemblée générale, en dehors du compte rendu des multiples activités, manifestations et revendications que les adhérents de la FNSEA 17 ont portées au cours de l'année : mettre les pieds dans la nébuleuse de la réforme territoriale pour, comme s'amuse à le dire François Avrard, «y voir quelque chose dans ce brouillard anglais.» Il est vrai que le président de la FNSEA 17 n'a pas tort. Le chantier est tout ouvert : des intercommunalités en devenir, des départements avec des cantons redécoupés qui ne savent même pas quelles seront leurs attributions, une grande Région qui va du fin fond de la Creuse au pied des Pyrénées. Alors lorsque qu'autour de la table ronde s'assoient Dominique Bussereau, actuel président du Conseil général et Benoît Biteau, vice-président du Conseil régional et qu'entre eux Philippe Moinard, le président de la FNSEA Poitou Charentes joue, à merveille, l'empêcheur d'administrer en rond, le débat se fait plus qu'intéressant. D'abord didactique, pédagogique sur la place pertinente de l'agriculture, consensuel à l'envi sur la nécessité de dégraisser le fameux «millefeuille territorial», il glissera progressivement vers la polémique lorsque les cas concrets du soutien à l'élevage ou la gestion de l'eau viendront à être... débattus. Mais en filigrane de la table ronde, un constat, la pertinence du Département comme contre-pouvoir ou pour «ré-équilibrer.» La loi NOTre, votée la semaine dernière, donne les «mêmes pouvoirs» ou les «compétences», ou presque, aux Conseils départementaux. «Dans deux décennies, lorsque les intercommunalités et les nouvelles Régions auront pris leur envol, peut-être disparaîtront-ils » extrapolait Dominique Bussereau au cours du débat.
Lire l'ensemble du débat dans notre édition du 20 mars et retrouvez le rapport d'activités en vidéo et le débat en écoute en cliquant sur les liens suivants.

https://www.youtube.com/watch?v=oFlFwoQvt-8



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Le chiffre de la semaine
80 000 téc
Selon une estimation de l’Institut de l’élevage (Idele), datée de septembre 2016, ce ne sont pas moins de 80 000 tonnes équivalents carcasses (téc) supplémentaires qui devraient arriver sur le marché européen, sur les six derniers mois de l’année de 2016 par rapport à 2015. D’après l’Idele, la hausse des tonnages abattus en France, Allemagne, Royaume-Uni, Irlande, Pays-Bas, Pologne, Belgique et Danemark, «atteindrait +30 000 téc par rapport à 2015 au 3e trimestre (soit +7%/2015) et +50 000 téc au 4e trimestre (soit +10%/2015) ».