L'Agriculteur Charentais 02 avril 2015 à 08h00 | Par Agra

FNSEA : Le recours à Manuel Valls

Le 69ème congrès du syndicat des exploitants agricoles avait lieu à Saint-Étienne, dans la Loire, du 24 au 26 mars. Retour sur cet événement.

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- © ACTUAGRI

Le congrès 2015 de la FNSEA a érigé le Premier ministre Manuel Valls en recours sur les dossiers prioritaires du syndicat majoritaire. Un recours face à un ministre de l’Agriculture qui a recueilli bien des critiques, motivées principalement par les difficultés de mise en œuvre de la nouvelle Politique agricole commune. Un contexte très politique qui n’a pas empêché le syndicat de plancher sur les moyens de sécuriser à l’avenir le revenu des agriculteurs.S’il faut évaluer le désamour entre le syndicat majoritaire et le ministre de l’Agriculture à l’aune de la sympathie qui semble lier le syndicat à Manuel Valls, alors ce désamour est bien profond. C’est ce qui est apparu tout au long du congrès de Saint-Étienne. Une ville à l’industrie disparue mais à l’espoir et à la fierté toujours présentes symbolisées par le sport qui l’a rendue populaire, le football, et la couleur verte : la même couleur que celle, fétiche, de la FNSEA. C’est pourquoi les agriculteurs congressistes, qui parvenaient à remplir le très grand auditorium du Zénith, se sentaient plutôt bien dans cette ville.Ce congrès se tenait sans enjeu électif, les grands dossiers institutionnels - réforme de la Pac, loi d’avenir agricole, décision de supprimer les quotas (lait et betteraves) - étant derrière eux. Mais trois projets étaient à l’ordre du jour : plancher sur l’avenir de l’organisation syndicale dans une France redécoupée territorialement, étudier les modes de sécurisation des exploitations et, plus immédiatement, transmettre un message de défiance au gouvernement à propos du ministre de l’Agriculture.

Réforme de la Pac pas bouclée
C’est peu dire que le torchon brûle entre la FNSEA et le ministre de l’Agriculture. À huis clos ou en public, les trois journées de congrès ont été l’occasion de formuler des critiques à l’encontre du locataire de la rue de Varennes. Ce que la FNSEA lui reproche ? De n’avoir pas encore bouclé la mise en œuvre de la réforme de la PAC alors que les déclarations doivent être prochainement faites. Le sort des ICHN, celui des transmissions de DPU-DPB entre exploitants, les installations de jeunes bloquées, le statut d’éléments d’exploitations comme les haies… autant d’inconnues qui angoissent bon nombre d’agriculteurs à la veille de leurs déclarations pour toucher les aides Pac.Pour Christiane Lambert, vice-présidente : «Plus personne ne croit Stéphane Le Foll». Les secrétaires généraux, Daniel Prieur, Jérôme Despey et Dominique Barrau ne se sont pas franchement retenus tout au long du congrès. Daniel Prieur : «Ce ministre, c’est le champion de l’imprécision» ; Jérôme Despey : «Avec le ministre actuel, les choses ont changé, la cogestion n’existe plus, il veut faire cavalier seul» ; Dominique Barrau : «Quand un ministre n’est pas efficace, on fait appel au Premier ministre».

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32,4 ME Mt
En 2017, en Nouvelle-Aquitaine, 1 815 projets ont ainsi été soutenus dans le cadre du Plan de compétitivité et d’adaptation des exploitations agricoles (PCAE), pour un montant global de 32,4 ME (Région, État, Europe, Agence de l’eau…). Ce plan, harmonisé en 2017 à l’échelle des trois ex-régions, déploie désormais un «panier» de dix dispositifs distincts et complémentaires, sous forme d’appels à projets annuels, afin d'’accompagner les agriculteurs au plus près de leurs besoins.

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