L'Agriculteur Charentais 30 mai 2013 à 17h56 | Par Marie Laure Rousseau

FNSEA Poitou Charentes - De nouvelles relations commerciales ?

Comment améliorer les realtions commerciales dans les filières de la région ?

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Antoine Suau, agro-économiste à la FNSEA et Christiane Lambert, vice présidente de la FNSEA
Antoine Suau, agro-économiste à la FNSEA et Christiane Lambert, vice présidente de la FNSEA - © FRSEA

FNSEA Poitou Charentes Le syndicat veut voir s’améliorer les relations commerciales dans les filières
Les relations commerciales au coeur de la stratégie de la FNSEA
Les actions syndicales de ces dernières semaines et l’accord sur le prix du lait qui a suivi ont mis en évidence la nécessité de rééquilibrer les relations commerciales. Lors de l’assemblée de la FNSEA Poitou-Charentes le 24 mai, Antoine Suau, agro économiste à la FNSEA, et Christiane Lambert, vice-présidente de la FNSEA, ont présenté les « outils » sur lesquels la FNSEA travaille depuis plusieurs années pour améliorer les relations commerciales dans les filières : la révision de la LME certes mais aussi l’observatoire des marges et l’accord du 3 mai.
Pour Antoine Suau, «il faut améliorer cette loi votée en 2008 car les relations entre la transformation et la distribution n’ont jamais été aussi tendues». Et de citer «la signature de contrats en blanc, les marges arrières, le déréférencement de certaines entreprises, le refus de hausse de tarifs»...  Pour la FNSEA, il faut ajuster la loi en remettant les conditions générales de vente comme base de négociation commerciale et en introduisant la possibilité de renégocier les prix en cours d’année. C’est d’ailleurs ce qu’on retrouve dans le projet de loi sur la consommation qui a été présenté par Benoît Hamon dernièrement.

L’observatoire
et l’accord du 3 mai
Pour renégocier les prix, il est important d’avoir des « indicateurs permettant d’objectiver les discussions », souligne Christiane Lambert. L’accord du 3 mai 2011, qui porte sur la prise en compte des variations excessives des prix de l’alimentation, va dans ce sens. Certes, il ne concerne pas toutes les productions animales et il est basé sur le volontariat mais il a le mérite d’exister. «L’ensemble des maillons des filières concernées ont validé ces indicateurs permettant d’ouvrir des négociations», rappelle Antoine Suau.
L’observatoire des prix et des marges, qui en est maintenant à sa troisième publication, est également un outil indispensable aux relations dans les filières «il est important de partager les informations, que chaque maillon ait les mêmes chiffres. Il oblige par ailleurs chacun à justifier ses marges». Certes, là encore, des évolutions sont attendues notamment les marges nettes au niveau de la distribution mais en attendant, il répond à un besoin de transparence.
Philippe de Guenin, directeur de la DRAAF, a complété ces présentations en nuançant «la loi ne changera pas le rapport de force. Le vrai problème, ce sont les distorsions de concurrence. Il faut réussir à se rendre indispensable… Malheureusement la plupart de nos produits ne sont pas indispensables. Dans ce cas, il faut savoir se rendre rare». Et de citer la maîtrise des volumes de production et les relations entre les producteurs et leur entreprise.
Marie-Laure ROUSSEAU

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La Turquie importe, notamment de la viande bovine (80 % sous forme de bovins maigres et 20 % en bovins finis) pour combler ses besoins sur le marché intérieur. Le pays se place ainsi au 2ème rang mondial des importateurs de bovins, juste derrière l’Union européenne (dans son ensemble). Mais la récente dévaluation de la livre turque fait ralentir ces importations. La France fournissait jusqu’ici 50 000 bovins par an, dont 20 900 broutards (partiellement issus de Poitou-Charentes).

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