L'Agriculteur Charentais 09 mai 2013 à 18h14 | Par Bernard AUMAILLEY

Focus éco - Transporter les touristes

Après le transport scolaire, le Département s'attache aux transports des touristes sur le littoral depuis les gares.

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- © Goujeau

Le Conseil général, répartition des compétences oblige, assure les transports des scolaires du primaire au lycée. C’est une grande part dans le budget départemental. Et dans le débat sur l’allongement des rythmes scolaires, la chose est loin d’être anodine. «Pour faire face aux constantes augmentations du coût du transport scolaire, carburants en hausse, TVA, nombre d’élèves à transporter, le Conseil général a voté de nouveaux tarifs pour la prochaine rentrée.» Dans la réalité, c’est six millions de voyages, 342 lignes de car et 6000 arrêts et surtout 30 M€ de budget annuel : résultat, un coût moyen par élève de 850 € pour desservir 500 établissements. Cette «problématique» transport n’est pas nouvelle, mais elle induit aussi «l’armature » des services de cars du département. C’est 23 lignes interurbaines, 254 lignes secondaires (celles pour le transport scolaire) et un service de transport à la demande.Comme pour rentabiliser l’effort entrepris, le Conseil général veut l’utiliser pour l’été. Il propose par exemple, outre les «lignes régulières», des Pass’ touristiques. Un pour Rochefort-Aix lié au passage en bateau vers l’île et un autre La Rochelle Ré avec une entrée dans un site touristique rochelais ou rétais avec accès aux réseaux des Mouettes. Mais il va plus loin : la ligne 23 La Rochelle Saint Denis d’Oléron, les lignes 6 et 6 express sont en connexion avec le TGV, des navettes intra-îles, des navettes des plages. A titre expérimental, il ouvre aussi une ligne entre Saintes et Marennes jusqu’à Saint Pierre d’Oléron avec 3 allers-retours par jour, « en adéquation cette ligne avec l’arrivée et les départs des trains en gare de Saintes. L’île d’Oléron pourrait être atteinte à la fois à partir de Saintes et de La Rochelle.» L’éternel lien entre irrigation du département, des zones touristiques via le réseau ferré. Une partie des recettes du péage de Ré sert pour de nouveaux services de transports, notamment en véhicules électriques.  «Ce sont deux nouvelles navettes électriques qui viendront compléter le parc soit un déploiement de dix véhicules électriques de 15 à 40 passagers pour sillonner les routes rétaises.» Une navette effectue le franchissement du pont pour 1 € le trajet. Le dilemme, même avec l’instauration de l’écotaxe, était de ne pas voir s’engorger l’île de voitures mais d’assurer les transports vers les plages ou les villages. Parallèlement, depuis l’an dernier, le Conseil général et les collectivités locales ont développé des aires de co-voiturage. Les salariés convergent vers des bassins d’emplois et sont souvent seuls dans leur voiture. Le Conseil général a en son sein générer une étude transport pour imaginer du covoiturage. Pour se faire, des aires ont été aménagées : 64 déminées dans tout le département aux abords des grandes agglomérations, au pied des ponts pour 700 places. «C’est une économie possible de 1 170 tonnes de CO2, plus de 7,2 Kms évités chaque année.» On expérimente aussi, à la manière des vélos jaunes rochelais, des vélos-parcs sécurisés situés à proximité de ces aires de co-voiturage. Le tout est doublé d’un site internet “qui garantit le retour” et d’une plateforme téléphonique. La promotion va avoir lieu dans les entreprises pour promouvoir davantage ce co-voiturage. Mais cela pose en interne le problème des horaires «communs».
Imaginer différemment La Région n’est pas en reste. Après le formidable boom des TER et de leur fréquentation, elle vient de mettre aussi en place une société publique locale «Poitou-Charentes Auto-Partage». La création de cette société par la Région Poitou-Charentes et 10 collectivités du territoire régional, propose d'utiliser un moyen de transport économique et respectueux de l'environnement. «Aujourd'hui, c’est signé par la Région, le Département des Deux-Sèvres et la Communauté de Communes de Saintes. Les agglomérations de Châtellerault et de Niort ont déjà décidé de rejoindre la société.» 40 véhicules électriques seront mis à disposition. Des Mia bien sûr. «Cette nouvelle forme de mobilité durable présente de nombreux avantages : constituer une offre de transports supplémentaire pour répondre aux besoins à la demande, diminuer le nombre de voitures en circulation et donc l'empreinte écologique des transports.» Naissent ainsi les PDU (plan de déplacement d’entreprises (PDE), éco-mobilité scolaire, développement du vélo…, la prise en compte du transport et des déplacements dans les projets locaux (Contrat Local Initiative Climat (CLIC), Haute Qualité Environnementale (HQE), Zone d’activité Qualité Environnementale) et aussi le transport des marchandises en ville dans l’approvisionnement des activités urbaines que du transfert commerce-client.

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