L'Agriculteur Charentais 11 juillet 2013 à 10h04 | Par ML

Formation continue - Quand l’agro-écologie interroge le conseil

Accompagner vers une autre agriculture les exploitants et les salariés face aux mutations demandées.Les Chambres ont une sérieuse avance sur le sujet.

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- © Stéphane LEITENBERGER

Pour produire autrement, il faut conseiller autrement… et ce n’est pas évident. C’est en tout cas ce qui ressort des échanges entre les stagiaires de la formation «Conseiller demain en agronomie», organisée par Résolia, l’organe de formation des chambres d’agriculture et AgroParisTech-Engref. Le 2 juillet était organisée à Paris la dernière session de formation pour les stagiaires qui ont suivi ce parcours au cours de l’année écoulée. L’occasion, avec plusieurs invités, de faire le point sur cette formation et de tirer des enseignements des retours des stagiaires. Car, demain, les formations au «produire autrement» pourraient bien être davantage sollicitées. Pour démultiplier les compétences au sein du réseau, mais aussi pour répondre au défi, formulé par le ministre de l’Agriculture, de la double performance économique et écologique. La formation sera donc reconduite, mais Résolia veut prendre le temps de la repenser. De leur côté, les stagiaires ont accueilli de façon tiède les propositions de Marion Guillou sur l’évolution du conseil agricole et la certification d’un conseil «agro-écologique».
Marier sciences humaines et agronomiquesL’importance de devoir changer le métier était pourtant partagée, dans la salle. Les stagiaires ont unanimement salué une formation «à deux jambes» : d’un côté l’acquisition de références techniques, notamment sur les méthodes et systèmes «alternatifs», mais aussi sur un réel accompagnement de l’agriculteur, qui passe par un «changement de posture» du conseiller. Des «sciences humaines», nécessaires pour accompagner la science agronomique. Ainsi, accompagner les agriculteurs dans des pratiques innovantes ou un changement de fond, ce n’est plus accompagner une exploitation, mais un projet, auprès d’agriculteurs qui sont davantage «décideurs». Il ne s’agit plus de «transmettre des savoirs», mais de «pousser les agriculteurs à s’ouvrir à d’autres cercles d’échanges et d’information». Une tâche qui peut être compliquée par l’agrandissement des exploitations, qui comptent souvent plusieurs associés se répartissant le travail entre élevage et culture, alors que le conseil de demain se doit justement d’être plus transversal.

Pour savoir ce qui est fait dans la formatin en Charente-Maritime, lire notre édition du 12 juillet

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Le chiffre de la semaine
444 M€
444 millions d’euros qui avaient été prélevés sur les paiements directs de la PAC, en prévision de la réserve de crise pour 2018, vont être remboursés aux agriculteurs européens, a annoncé la Commission européenne fin novembre.

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