L'Agriculteur Charentais 25 janvier 2013 à 20h31 | Par Laurence GUILEMIN

FORMATION - Devenir ouvrier polyvalent agricole

Répondre aux besoins de main d’oeuvre saisonnières locales par le biais d’un certificat.

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Les stagiaires et à dr. Patrick Bonnet de la MFR de matha, M. Guyonnet et Ph. Loiseau, formateurs
Les stagiaires et à dr. Patrick Bonnet de la MFR de matha, M. Guyonnet et Ph. Loiseau, formateurs - © A-C
En ce matin du 10 janvier, le froid n’arrête pas les stagiaires, participant à la formation d’ouvrier polyvalent en agriculture qui a débuté en novembre et qui se terminera le 22 février. «Suite à un appel d’offres de formation de la Région, la MFR de Triac-Lautrait (16) a proposé un type de formation spécifique, avec trois sites de formation dont ceux de Matha et de St Genis de Saintonge. La Région a souhaité que ce soit décentralisé. La formation doit permettre de développer des compétences polyvalentes en agriculture. Une manière de répondre aux besoins accrus de main-d’oeuvre saisonnière» explique Philippe Loiseau, formateur. Elle est destinée aux demandeurs d’emploi. La formation, financée par la Région, Pôle emploi et le FSE, fond social européen, est orientée sur la viticulture, mais pas seulement. «Deux semaines sont consacrées à la taille de la vigne, deux semaines sur la conduite du tracteur et travail du sol, une semaine en horticulture et deux semaines sur la thématique de la santé et de la sécurité au travail. Avec à la clé, le Certiphyto. Cela est un atout supplémentaire pour trouver du travail.» La MSA leur a proposé un bilan de santé, et une formation de sauveteur secouriste au travail. Une semaine est dédiée à la découverte des métiers, avec notamment des visites sur des exploitations. «Pour certains d’entre eux, il s’agit d’une découverte. Pour d’autres, le monde agricole n’est pas inconnu puisqu’ils ont suivi, précédemment, le projet Adema, avec des rencontres régulières avec des professionnels» rapporte le formateur. Enfin, quatre semaines se déroulent chez un maître d’apprentissage.
Un maillage d’hommes et de territoire
Dans cette dynamique de réseau, la MFRde Matha travaille en partenariat, en mettant à disposition des salles, du matériel, de l’équipement afin que la formation se déroule dans de bonnes conditions. Pour Patrick Bonnet, directeur de la MFR, «l’action nous intéressait. Nous y avons déjà participé, il y a une dizaine d’années, avec le CFPPA de Saintes.» La MFR de Matha collabore également avec le Pôle emploi de St Jean d’Angély pour d’autres types de prestations.
Le maillage de cette action ne peut se réaliser sans le maillage du territoire et des hommes. A l’image de Marcel Guyonnet (administrateur à la MFR, adjoint à la mairie de Matha, et à l’origine d’une association d’insertion), qui met à disposition ses parcelles pour le labour, ses tracteurs, ses outils. Ou bien, à Mons, Pierre Ancelin, viticulteur, qui prête ses vignes pour la formation à la taille.
Un tremplin pour l’avenir
Dans le groupe, chacun apprécie «que l’on prenne du temps pour leur expliquer le travail». Ils indiquent que la proximité de la formation est un atout pour eux. «Cela évite trop de frais d’essence.»
Beaucoup ne sont pas surpris par le travail à l’extérieur, la pénibilité. Ils sont motivés. Parmi eux, certains sont attirés par la nature, pour être seul, «la paix» comme ils le soulignent. Quelques-uns voient à travers cette formation un tremplin, à l’image de Cyndie Bauer, de Beauvais sur Matha : «je cherche un maître d’apprentissage pour me diriger vers l’oenologie. Je suis attirée par la vinification, la dégustation. J’ai un projet bien défini.» Ou encore Jack Baillon, de St Jean d’Angély qui recherche un emploi polyvalent dans une entreprise agricole. La motivation et l’envie sont là. Reste à trouver l’entreprise.

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Le chiffre de la semaine
- 10 %
Malgré une superficie de culture de pommes de terre en hausse de 5 000 hectares en France cette année, la production a reculé de 9,6%, à 5,85 millions de tonnes, contre 6, 47 millions l’an dernier La production a fortement baissé en Picardie (-10,6%), dans le Nord Pas de Calais (-11,6%), en Alsace (-19,9%) et surtout en Haute Normandie (-25,9%). Ces chiffres concernent la pomme de terre dite de conservation, c’est-et pomme de terre industrielle.

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