L'Agriculteur Charentais 02 avril 2015 à 08h00 | Par V. Godement

Foyers : L’importance des revenus non agricoles

Dans son enquête «L’emploi et les revenus des indépendants», l’Insee consacre un chapitre aux ressources des agriculteurs, agricoles et non agricoles.

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- © J.-C. Gutner

En 2010, année de référence de l’enquête, la France comptait environ 490 000 exploitations dont 312 000 de grande taille ou de taille moyenne, concernant 381 000 foyers d’agriculteurs. Le revenu agricole moyen de ces foyers est de 23 900 euros sur l’année, variant entre 12 400 euros pour les exploitations spécialisées en bovins viande et 39 300 euros pour celles de grandes cultures non céréalières. Les variations individuelles sont encore plus grandes : plus de 10 % des foyers obtiennent un revenu agricole négatif alors que 10 % obtiennent plus de 52 900 euros.Pour 98 % des foyers, des revenus complémentaires viennent s’ajouter au revenu agricole. Ces derniers revêtent des formes et des montants divers : revenus émanant de l’activité du conjoint si celui-ci exerce une activité hors de l’exploitation ou s’il est salarié agricole, revenus de patrimoine ou de retraite. La composition du revenu global de chaque foyer dépend de la structure de la famille et de la nature des activités de chaque membre qui la compose. Les revenus complémentaires sont parfois de faible niveau, dans le cas de revenus de plans d’épargne soumis à déclaration fiscale par exemple, voire négatifs pour 5 % des foyers déclarant des déficits liés à des activités non agricoles. D’un montant moyen de 14 600 euros, ces revenus complémentaires sont inférieurs à 1 300 euros pour un quart des foyers et supérieurs à 21 000 euros pour un autre quart.Au total, l’ensemble des revenus déclarés par les foyers d’agriculteurs s’élève en moyenne à 38 200 euros, dont 37 % sont des revenus non agricoles.

Lire la suite dans notre édition du 3 avril

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36,1 Mt
Il s’agit de la quantité de blé tendre attendue à l’issue de la moisson 2018, proche de celle de l’an dernier et légèrement supérieure à la moyenne de la période 2013/2017. Le blé dur, en revanche devrait voir sa production baisser de 12,2 %, en raison d’un rendement passant de 55,9 à 51,8 qx et d’une baisse des surfaces cultivées.

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