L'Agriculteur Charentais 19 mars 2015 à 08h00 | Par Bernard Aumailley

François Avrard : Marquer plus d’intérêt pour l’agriculture

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Il voulait des politiques. Il y en a eu. Assemblée générale explicative avec eux, le président de la FNSEA 17 s’en félicitait, même s’il déplorait le décalage entre les discours suivant l’auditoire. «C’est toujours préférable que les anathèmes.» : «nous représentons, c’est un fait vérifié, des milliers d’agriculteurs dans ce pays.» Selon lui, «là où il y a de l’agriculture, il y a de la vie. Sans eux, nombre d’écoles, de commerces de proximité, de services seraient menacés. Les emplois agricoles, eux aussi, ne sont pas délocalisables.» Il déplorait que l’on ne puisse trouver de la main d’œuvre en dépit de la bourse à l’emploi crée par la FNSEA 17. Cette agriculture qu’il veut au pluriel, François Avrard prend en exemple le travail entre éleveurs et GMS, entrepris par le syndicat : «certains souhaitent opposer ces modèles d’agriculture, veulent même en voir disparaître certains ! Ces positions idéologiques voire démagogiques sont déconnectées de la réalité économique de nos entreprises.» Il s’attachait aux fermes «plus grandes» : «comment peut-on opposer à ces projets des arguments environnementaux alors qu’ils répondent à toutes les normes en vigueur et bien au delà ? Nos animaux nous font vivre, nous sommes soucieux de leur bien-être. Une exploitation où plusieurs exploitants se regroupent, où plusieurs membres d’une même famille s’investissent dans un projet commun est peut-être, une solution pour se donner les moyens de la performance et permettre l’installation de jeunes dans des conditions sociales et économiques viables.» Message reçu ? Selon lui, «la diversité de l’agriculture française est une richesse» et il faut «cultiver cette richesse» en rendant l’agriculture compétitive, dans une ère de grande volatilité des marchés. Encore faut-il que l’on n’en rajoute pas : «nombre de nos difficultés proviennent de décisions franco françaises. La demande est là, il y a le potentiel, la terre, le climat, des hommes et des femmes qui sont encore motivés. Et pourtant, l’agriculture française est en train de décrocher et certains pays nous écartent du podium mondial des exportations.» Sans être «anti-réglementation» il estime que «les règles doivent être utiles et non contre productives.» Trop de zèle nuit : «notre métier est de produire pour nourrir.» Fustigeant Stéphane le Foll pour son manque d’intérêt pour le monde agricole, François Avrard sollicite plus de clarté, notamment sur la PAC 2015 : «comment être compétitif dans un environnement juridique incertain ?» Il mettait aussi en garde contre les discours démagogiques et au «c’était mieux avant» pour que les agriculteurs restent «force de propositions.»

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32,4 ME Mt
En 2017, en Nouvelle-Aquitaine, 1 815 projets ont ainsi été soutenus dans le cadre du Plan de compétitivité et d’adaptation des exploitations agricoles (PCAE), pour un montant global de 32,4 ME (Région, État, Europe, Agence de l’eau…). Ce plan, harmonisé en 2017 à l’échelle des trois ex-régions, déploie désormais un «panier» de dix dispositifs distincts et complémentaires, sous forme d’appels à projets annuels, afin d'’accompagner les agriculteurs au plus près de leurs besoins.

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