L'Agriculteur Charentais 19 septembre 2013 à 11h07 | Par Thierry Michel

François Warlop - Réaliser une cartographie des parcelles en agroforesterie

Coordinateur du projet systèmes maraîchers et agroforesterie

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Pouvez-vous décrire ce projet Smart ?
Il s’agit d’un projet Casdar SMART (Systèmes maraîchers en agroforesterie : création de références techniques et économiques) qui démarrera cet hiver. Dans ce cadre, l’Association française d’agroforesterie, le GRAB et un certain nombre de partenaires (Inra, AgroParisTech, un sociologue, un lycée agricole…) réalisent une enquête nationale pour répertorier un maximum de parcelles agroforestières associant arbres fruitiers et maraîchage. C’est une enquête nationale organisée autour de trois grandes zones géographiques : Sud-Est, Sud-Ouest et Grand Nord (Île-de-France, Normandie et Picardie). Cette enquête vient de débuter et on peut la découvrir et y répondre sur http://goo.gl/cGrHdk. Nous souhaitons collecter un maximum d’expériences sur ce sujet. Elles peuvent aussi bien concerner des expérimentations d’introduction d’animaux dans les cultures pour lutter contre les ravageurs que des améliorations des conditions de travail en plantant des systèmes qui permettent de créer de l’ombre au moment de la récolte ou encore créer des ombrages qui peuvent profiter à la croissance de certains fruits et légumes comme les fraises et les cucurbitacées. Toutes les expérimentations nous intéressent.

Pourquoi cette enquête ?
Elle va durer 3-4 mois. En fait, nous avons actuellement peu de visibilité et de références sur ces systèmes qui allient maraîchage ou viticulture ou arboriculture et agroforesterie. Nous souhaitons pouvoir avoir une cartographie de tous ces projets au niveau national pour ensuite permettre aux agriculteurs d’échanger entre eux. Cette première phase a pour objectif de localiser et identifier les agriculteurs ayant déjà de tels systèmes, afin de pouvoir les caractériser, puis évaluer leurs intérêts et limites éventuelles. Cela permettra notamment de créer un réseau de parcelles et d’acteurs, et de renforcer une dynamique de développement partenarial. Nous voulons envisager l’agroforesterie comme des pistes d’évolution pour augmenter la biodiversité des parcelles.

Et ensuite ?
Un suivi sera effectué pour qualifier les performances économiques et les performances environnementales. A l’issue du projet, différents supports d’accompagnement et de diffusion seront proposés, donnant une visibilité à toutes les structures impliquées comme à tous les porteurs de projet.

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