L'Agriculteur Charentais 23 janvier 2014 à 08h00 | Par Jean Dubé

Gérard Pelhate - Une loi pour pousser l’agriculture française

Président de la CCMSA

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- © CCMSA/L. PERENOM

Depuis le 1er janvier 2014, la MSA devient le seul gestionnaire de la maladie des exploitants agricoles. Qu’est ce que cela change ?
Effectivement, avec la reprise notamment de GAMEX, la MSA a la gestion de la totalité de la protection sociale des exploitants à partir du 1er janvier. Cela représente environ de 7 à 9 % de l’activité de la MSA aujourd’hui, et jusqu’à 50 % pour l’assurance accident des exploitants. Et cela montre la confiance des pouvoirs publics envers la MSA. L’objectif général est de parvenir à des économies de gestion. 230 salariés environ seront repris. C’est une opération assez lourde à mener dont les exploitants concernés seront informés au fur et à mesure. À compter du 1er juillet, les assurés n’auront plus qu’un interlocuteur, pour la maladie et les accidents du travail.

Les débats parlementaires sont lancés pour la loi d’avenir. Quelle analyse en faites-vous ?
D’une loi d’orientation, l’on attendrait tout de suite de voir que cela va pousser l’agriculture, mettre tous les atouts de l’agriculture pour l’économie française en avant, les faciliter, leur donner plus d’ampleur… mais cela ne paraît pas aussi évident. Pour la partie qui concerne la MSA, des propositions sont faites pour sortir du critère unique de surface pour l’installation et l’affiliation. Cela nous semble plutôt bien. La demi SMI (ou équivalent) était jusqu’à présent le seul critère. La notion de temps de travail et de revenu vont être pris en compte et c’est important. L’ensemble de l’activité d’exploitant sera prise en compte. Cela permettra d’affilier des gens qui ont plusieurs formes de valorisation.

L’actualité MSA ce sera aussi les élections en 2015. Serez-vous candidat à ces élections ?
Au cours de janvier 2015, nous procéderons au renouvellement des responsables de tout notre mouvement. Je termine mon mandat, mais je ne repartirai pas. J’arrive en retraite, et j’ai cédé mon exploitation il y a quelques jours, je laisserai donc la place de président, au niveau régional et national bien sûr. Dès l’automne 2014, le réseau se mobilisera donc pour procéder à l’élection de ses nouveaux responsables qui accompagneront les évolutions de l’agriculture et de la protection sociale pour les 5 années à venir.Propos recueillis par Jean Dubé, Terragricoles de Bretagne Terra

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