L'Agriculteur Charentais 29 janvier 2015 à 08h00 | Par Arvalis

Grandes cultures : Les associations d’espèces au banc d’essai

Arvalis souligne l’intérêt des associations d’espèces pour «produire plus et mieux». Analyse des atouts et limites d’une telle pratique en systèmes de grandes cultures.

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L’association blé-pois ne permet pas de rivaliser avec les performances d’un blé cultivé seul.
L’association blé-pois ne permet pas de rivaliser avec les performances d’un blé cultivé seul. - © AC17

«Le mélange des espèces est un thème à la mode, dont les bénéfices sont régulièrement mis en avant, selon Joël Cottart, Secrétaire Général d’Arvalis - Institut du végétal. Pour les agriculteurs, la faisabilité, les modalités et l’efficacité de ces mélanges restent des interrogations.» Différentes réponses ont été apportées par les intervenants. Des essais ont permis de comparer la modalité «parcelle de blé» avec la modalité «blé et pois associés». L’association blé-pois ne permet pas de rivaliser avec les performances d’un blé cultivé seul. En revanche, l’intérêt du mélange de ces deux espèces apparaît lorsque l’on souhaite produire simultanément ces deux espèces : l’association est alors plus performante que la culture séparée des deux espèces, et notamment dans des situations de sous-fertilisation azotée. Pour François Laurent, Chef du Service Agronomie Economie Environnement chez Arvalis, les résultats montrent que «le mélange ne permet pas de produire plus de céréale en apportant autant d’azote ou d’en produire autant en apportant moins d’azote.» Côté qualité, un gain significatif de teneur en protéines est observé pour la céréale conduite en association. C’est un mécanisme bien connu : quand le rendement baisse, la concentration relative en protéines augmente. La récolte de l’association représente encore une phase critique : outre le surcoût, il est difficile de produire des lots présentant un niveau d’impuretés compatible avec sa transformation dans les filières aval : l’autoconsommation reste la voie privilégiée de valorisation.

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En 2017, en Nouvelle-Aquitaine, 1 815 projets ont ainsi été soutenus dans le cadre du Plan de compétitivité et d’adaptation des exploitations agricoles (PCAE), pour un montant global de 32,4 ME (Région, État, Europe, Agence de l’eau…). Ce plan, harmonisé en 2017 à l’échelle des trois ex-régions, déploie désormais un «panier» de dix dispositifs distincts et complémentaires, sous forme d’appels à projets annuels, afin d'’accompagner les agriculteurs au plus près de leurs besoins.

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