L'Agriculteur Charentais 19 juin 2014 à 09h03 | Par Fabienne Lebon

Grêle - «Certainement plus» de 10 % du vignoble touché par la grêle

Une première estimation, va « certainement s’amplifier », estimait le préfet lundi dernier, à l’issue d’une réunion au BNIC à Cognac.

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- © AC

Difficile encore de chiffrer précisément l’impact des dégâts causés par les deux orages de grêle, survenus pour le premier : dans la nuit du vendredi 7 au samedi 8 juin dans le sud-est du département ; pour le second : dans la nuit du dimanche 8 au lundi 9 juin, au centre du vignoble, frappant de plein fouet Cognac, le Rouillacais, etc. A peine le préfet se risque-t-il, carte en grand affichée derrière lui, à estimer que «le taux va certainement s’amplifier». «C’est un travail d’estimation très long, de fourmi, qui nous attend, a-t-il précisé à l’issue d’une réunion à Cognac, lundi 16 juin, qui a associé les services de Charente-Maritime. Ce que l’on sait, c’est que les deux Charentes ont été impactées diversement». Pour cela, trois niveaux de dégâts ont été définis : de 20 à 50 %, de 50 à 80 % et de 80 à 100 %. La détresse des viticulteurs touchés de plein fouet a été pointée du doigt par les professionnels présents. «Certains ont tout perdu» ont signalé de concert Jean-Marc Morel, président du BNIC, et Christophe Véral, chef de la famille viticole. Et Xavier Desouche, président de la Chambre d’agriculture de compléter : «Il y a même des viticulteurs, qui avaient déjà été durement frappé par la grêle de 2009 qui viennent à nouveau de connaître le même sort». C’est pourquoi, à Cognac, en plus des mesures déjà décidées lors d’une première réunion de crise à l’attention du monde agricole, des mesures spécifiques au vignoble ont été adoptées.

Lire les mesures dans notre édition du 20 juin

200 agriculteurs à PONS
Actionner toutes les pistes pour faire face

A l’initiative de la FNSEA17, des Jeunes agriculteurs et de la Chambre d’agriculture et en présence de la DDTM, près de 200 agriculteurs se sont retrouvés à Pons lundi matin pour faire un premier bilan des dégâts occasionnés par l’orage de grêle de la Pentecôte.La forte participation démontre en elle-même l’importance du sinistre qui couvre plus de 25 communes et a entraîné d’importants dégâts sur les cultures (céréales, colza, tournesol), la vigne, les cultures maraîchères et les arbres fruitiers.Dans le «couloir» de l’orage, les dégâts sont très importants et certaines exploitations sont particulièrement affectées. Pour chiffrer plus précisément l’importance du sinistre, la Chambre d’agriculture a diffusé un formulaire ou chacun a pu indiquer les surfaces et la nature des cultures endommagées.Bien qu’étant sur un risque assurable, le syndicalisme et la Chambre d’agriculture demandent à la Préfecture d’ouvrir la procédure des calamités pour l’indemnisation des pertes de fonds pour les dégâts impactant la récolte 2015 et les suivantes, ce qui sera le cas pour la vigne ou les vergers.D’autre part, parmi les dispositifs actionnables pour les agriculteurs sinistrés figurent la prise en charges des cotisations sociales et le dégrèvement de la taxe foncière.La MSA est prête à examiner toutes les demandes qui lui seront faites concernant des échéanciers de règlement de cotisations ou lorsque cela est nécessaire des prises en charge de cotisations pour les exploitations majoritairement touchées. Il faut se faire connaître et remplir un dossier.

Lire la suite dans notre édition du 20 juin

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Le chiffre de la semaine
1,9 Mt
Le spécialiste en gestion du risque de prix ODA a estimé le 4 mai que les céréaliers vont conserver 1,9 Mt de blé de la récolte 2015. Ses prévisions indiquent «une baisse des livraisons dans les prochaines semaines et un report possible sur la campagne à venir de 1,9 Mt chez les céréaliers, ce qui ne manquera pas de faire évoluer les prix de la récolte 2015 à la hausse», selon un communiqué. Explication : les producteurs sont tentés de conserver leur blé pour profiter de meilleurs prix.

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