L'Agriculteur Charentais 16 janvier 2014 à 08h00 | Par Thierry Michel

Guillaume Roué et Jean Pierre Fleury - «La nouvelle organisation pour les ATM doit être respectée par tous»

Respectivement président de la coordination des ATM et secrétaire général de la FNB

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- © DR/INTERBEV-X. GRANET

Fin 2013, l’organisation du marché de l’équarrissage a changé. Quelle est sa nouvelle configuration ?
En 2013, la coordination des ATM (ruminants, porc, volaille, Cifog, Cnpo, Clipp et angee) ont signé quatre contrats couvrant l’ensemble du territoire français avec les sociétés Atemax, Monnard, Saria et Sopa pour assurer le ramassage des animaux trouvés morts. La nouvelle répartition donne 38 départements ou parties de départements pour 203 600 tonnes, soit 48,6 % du marché à Saria/Sifdda, 52 départements ou parties de départements pour 187 600 tonnes, soit 44,8 % du marché à Atemax, 5 départements pour 18 300 tonnes, soit 4,4 % du marché à Monnard et 4 départements ou parties de départements pour 12 500 tonnes, soit 2,9 % du marché à Sopa. L’ensemble de ce marché représente 422 000 tonnes à traiter et le contrat est signé pour deux ans renouvelable deux fois. Globalement, la transition s’est bien passée, les éleveurs ayant été prévenus pour leur préciser toutes les modalités de la nouvelle donne. En fait, douze départements sont concernés par des changements.

Aujourd’hui, l’une des sociétés d’équarrissage, Saria en l’occurrence, remet en cause cet accord. Que se passe-t’il ?
L’accord signé par les quatre sociétés, dont Saria, et la coordination des ATM est l’aboutissement de six mois de négociations et prend en compte le fait qu’on a évolué d’une logique de service public pur vers une logique de relation plus commerciale. La société Saria conteste cet accord devant le tribunal de grande instance de Paris et continue de collecter les cadavres dans des zones qui ne lui sont plus attribuées. Elle mène aussi une campagne de publicité locale pour inciter les éleveurs à continuer de faire appel à ses services plutôt qu’au nouvel attributaire.

Que va-t-il se passer maintenant ?
Le tribunal a été saisi et il rendra une décision, probablement courant février. Pour les éleveurs, il n’y a pas de risque concret par rapport aux cadavres aujourd’hui. La coordination des ATM est bien résolue à payer les prochaines factures de ramassage dans le cadre du nouvel accord conclu et sur la base de la nouvelle répartition signée en décembre 2013. Il faudra veiller à ce que l’entreprise Saria ne présente pas directement la facture aux éleveurs chez qui elle a continué de collecter alors que ce n’est plus à elle de le faire.

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Le chiffre de la semaine
- 10 %
Malgré une superficie de culture de pommes de terre en hausse de 5 000 hectares en France cette année, la production a reculé de 9,6%, à 5,85 millions de tonnes, contre 6, 47 millions l’an dernier La production a fortement baissé en Picardie (-10,6%), dans le Nord Pas de Calais (-11,6%), en Alsace (-19,9%) et surtout en Haute Normandie (-25,9%). Ces chiffres concernent la pomme de terre dite de conservation, c’est-et pomme de terre industrielle.

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