L'Agriculteur Charentais 21 novembre 2013 à 08h00 | Par l'Agriculteur Charentais

Ile de France - La future Pac, cible des manifestants

La version de la nouvelle PAC ne séduit en rien les céréaliers franciliens. Ils l’ont dit hier dans les alentours de Paris.

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Le premier motif de la manifestation des agriculteurs d’Île de France «c’est le rejet de la future politique agricole qui est en train de s’écrire» affirme Damien Greffin, président de la FDSEA d’Île de France et figure de proue de la manifestation d’hier. Avec les JA d’Ile-de-France, la FDSEA annonçait à l’origine vouloir bloquer les accès de Paris via les autoroutes. Le blocage était plutôt ciblé sur certains axes de l’Ouest de Paris. Principalement céréalière, la région développe des revendications propres à ces productions n’hésitant pas à contredire les positions de la FNSEA. «Xavier Beulin se trompe en sous-estimant les conséquences de la réforme de la Pac sur les grandes cultures», affirme Damien Greffin. Celui-ci a de nouveau demandé «la démission du ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll». «Je n’ai pas l'habitude de céder aux ultimatums» répondait le ministre pour qui «la réforme de la PAC et la redistribution d'une partie des aides des céréaliers à l'élevage» sont en cause dans ces manifestations. Pour sa part, le président de la FNSEA Xavier Beulin a affirmé que la centrale syndicale appuyait les initiatives régionales sans en être l’organisatrice. Enfin, François Thabuis, président des JA se dit dubitatif sur ce mouvement, préférant conduire «un travail de fond», notamment autour de la loi d’avenir pour l’agriculture. Concernant la Pac et les discussions actuelles pour son application, «on porte un compromis qui fait attention à toutes les sensibilités agricoles», explique François Thabuis. D’autres manifestations régionales sont prévues les 26 (Centre) et 29 novembre (Nord-Bassin Parisien).Pour leur part, l’AGPB (producteurs de blé) et l’AGPM (producteurs de maïs) ont diffusé le 19 novembre un communiqué dans lequel les deux organisations appelaient à soutenir les manifestations départementales, «et singulièrement dans les départements céréaliers», selon les termes du président de l’AGPB Philippe Pinta. Trois points sont particulièrement condamnés par les céréaliers : «la redistribution anormale au profit des 52 premiers hectares», «le prélèvement supplémentaire sur le premier pilier de la PAC» tandis que le verdissement doit être «pragmatique et non pénalisant.» Compte tenu de «distorsions de concurrence majeures» à venir, les deux organisations demandent «le lancement urgent d’un Plan de Compétitivité Céréales, seul à même de rétablir la capacité de la filière céréalière à contribuer durablement à l’approvisionnement des industries agroalimentaires nationales».

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