L'Agriculteur Charentais 19 juin 2014 à 09h31 | Par Bernard Aumailley

Innov’action - Une semaine pleine pour visiter la pépinière d’idées

La chambre d’agriculture organisait cinq visites guidées d’entreprises agricoles, toutes pionnières dans leur domaine.

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- © AC

Cinq journées. Quasi une semaine consacrée à l’innovation en agriculture. Aux quatre coins du département. A l’initiative de la Chambre d’agriculture. Des rendez-vous annoncés qui connurent des fréquentations diverses, davantage lorsqu’on y parlait techniques et engins, que conduite des cultures ou circuits courts. Mais toujours des «intéressés». Intéressés de voir de nouvelles technologies mises en œuvre, de nouvelles façons d’aborder l’agriculture, de nouvelles relations avec la société ou d’apprécier l’opportunité de niches. Les premiers à ouvrir le «bal des innovations», le GAEC Begaud à Ballon entre La Rochelle et Rochefort. Cet élevage laitier en production biologique (100 VL) a tenté sur les 250 ha (100 de prairies) de rechercher l’autonomie alimentaire : sorgho fourrager, féverole, maïs fourrage, méteil mais aussi pratique des cultures de vente : blé d’hiver, soja, tournesol. Mais pour le bio, pas question, naturellement de traiter avec les produits du conventionnel. Et le désherbage est un souci. «Il faut éliminer» ironise Victor Boulineau, du haut de son tracteur pour la ième démonstration de la journée. Et il en a des spectateurs qui veulent voir «fonctionner», dont Jacques Enfrin de la société Carré vante les mérites en bord de champ : c’est une bineuse guidée par caméra, qui permet de désherber mécaniquement jusqu’à plus près des plants. «2cm» insiste-t-il, preuve à l’appui. Les rangs sont «cleans», parfaits. La bineuse, dans ses socs, coupe et déchausse les racines et enfouit aussi les adventices dans terre ramenée sur le rang. L’essai vaut toutes les explications. Le désherbage inter-rangs est «adaptable» selon les cultures. Démonstration faite sur des maïs et des tournesols. «C’est efficace jusqu’à des grands adventices, au stade 5 à 6 feuilles» explique Jacques Enfrin. Dans la discussion avec les participants à cette première journée, on s’est même prêté à de «l’agriculture fiction» : un tracteur piloté par RTK, puis une bineuse guidée par caméra… sans agriculteur dans la cabine ! Il faudra sûrement trouver un moyen de tourner en bout de champs. «Et d’inventer un isobus» rajoute Jacques Enfrin. C’est démonstratif, mais ce n’est pas tout ce qu’il y avait à «voir» sur place : fumier composté, engrais organique, légumineuse dans l’assolement, prairies en combinaison graminées et légumineuses, prairies multi-espèces.

Lire la suite dans notre édition du 20 juin

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Le chiffre de la semaine
50 000
La Turquie importe, notamment de la viande bovine (80 % sous forme de bovins maigres et 20 % en bovins finis) pour combler ses besoins sur le marché intérieur. Le pays se place ainsi au 2ème rang mondial des importateurs de bovins, juste derrière l’Union européenne (dans son ensemble). Mais la récente dévaluation de la livre turque fait ralentir ces importations. La France fournissait jusqu’ici 50 000 bovins par an, dont 20 900 broutards (partiellement issus de Poitou-Charentes).

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