L'Agriculteur Charentais 07 novembre 2013 à 08h00 | Par Philippe Rocheteau

Innovations - Le bâtiment du futur, c’est maintenant !

Jean-Luc Ménard, spécialiste à l’Institut de l’élevage en conduite des bâtiments d’élevages laitiers, présentera, à Tech’Élevage, les évolutions et perspectives innovantes en bâtiments.

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Le bac distribue la ration complète des deux côtés d’un couloir réduit.
Le bac distribue la ration complète des deux côtés d’un couloir réduit. - © NC

Quelles sont les innovations dans le domaine des bâtiments ?
Jean-Luc Ménard : Je ferais deux catégories d’innovations, d’une part celles qui permettent de réduire le temps et la pénibilité des tâches d’astreinte en dehors de la traite, comme l’automatisation de la distribution de la ration ou la mécanisation de l’entretien des logettes, et, d’autre part, celles sur la conception innovante des bâtiments comme les nouvelles solutions de sols des aires de circulation, la ventilation naturelle en été ou la réduction des consommations énergétiques.

Quelles sont les évolutions majeures dans le domaine du logement et de l’entretien des aires des zones de vie ?
J.-L. M. : Avec le développement des effectifs, les éleveurs sont en recherche de simplifications, d’automatisations et du maintien du bon état sanitaire des troupeaux. L’entretien mécanisé des logettes, leur conception, les aires de vie innovantes, les sols, les couchages… Des expériences sont menées en Hollande, au Danemark, aux États-Unis. De par nos suivis et nos recher-ches, nous sommes capables, aujourd’hui, de mesurer et classifier les résultats. L’une de mes conférences à Tech’Élevage abordera précisément ces nouveautés.

Quels sont les intérêts de l’automatisation de l’alimentation ?
J.-L. M. : L’automatisation de la préparation et de la distribution d’une ration complète a été développée dans les pays du Nord de l’Europe et au Canada, avec des bâtiments occupés longtemps et des soucis de circulation des hommes et du matériel liés aux conditions climatiques rigoureuses. Les investissements dans les automates sont beaucoup plus importants en comparaison à une chaîne d’alimentation classique. Les avantages annoncés sont liés à la réduction du temps de travail et de sa pénibilité, à l’amélioration de l’efficience alimentaire et à la réduction des surfaces de bâtiments avec des couloirs de distribution moins larges… Tout cela mérite vérification. Nous avons mené des essais, cet hiver, sur le site expérimental de la Jaillière. J’en présenterai mon analyse lors de la conférence à Tech’Élevage.

Et pour quels élevages ?
J.-L. M. : Je pense que ces solutions sont à étudier pour les exploitants qui possèdent des troupeaux de taille importante pour lesquels différentes rations sont à préparer, pour plusieurs catégories d’animaux, avec des temps de présence importants des animaux dans les bâtiments et qui ont un déficit de main-d’œuvre. Cela concerne en particulier les élevages laitiers bovins/caprins, voire les ateliers d’engraissement de taurillons. Il me semble aussi important de proposer aux éleveurs des éléments technico-économiques pour choisir non seulement entre les différentes techniques d’entretien ou de distribution mais aussi entre l’automatisation de la traite ou de l’alimen-tation.

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80 000 téc
Selon une estimation de l’Institut de l’élevage (Idele), datée de septembre 2016, ce ne sont pas moins de 80 000 tonnes équivalents carcasses (téc) supplémentaires qui devraient arriver sur le marché européen, sur les six derniers mois de l’année de 2016 par rapport à 2015. D’après l’Idele, la hausse des tonnages abattus en France, Allemagne, Royaume-Uni, Irlande, Pays-Bas, Pologne, Belgique et Danemark, «atteindrait +30 000 téc par rapport à 2015 au 3e trimestre (soit +7%/2015) et +50 000 téc au 4e trimestre (soit +10%/2015) ».

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