L'Agriculteur Charentais 21 mai 2015 à 08h00 | Par Nathalie Duchiron

Installation : De l’immobilier aux champs de légumes, un sacré challenge !

Comptable syndic de copropriété sur La Rochelle depuis 7 ans, rien ne prédes-tinait Maud Morillon au métier d’agricultrice. La voilà entrée dans un parcours à l’installation.

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Maud Morillon a quitté son métier de comptable et s’est lancée dans le parcours à l’installation pour devenir maraîchère.
Maud Morillon a quitté son métier de comptable et s’est lancée dans le parcours à l’installation pour devenir maraîchère. - © Point accueil installation

Tout à commencer avec la réalisation d’enquêtes «métier» et une rencontre fortuite en septembre 2013,  avec Franck Dorso, maraîcher à Saint Xandre. A la fin de ses journées de travail, Maud laisse tomber son tailleur et enfile ses bottes pour rejoindre l’exploitation de son «parrain» comme elle le nomme. Il lui apprend les ficelles du métier et lui fait partager son expérience  de maraîcher.  C’est le déclic ! Elle s’aperçoit qu’elle a fait le tour du métier de comptable syndic. Elle quitte son poste. Elle veut être maraîchère. Son conjoint la soutient et la suivra dans cette «belle aventure». Maud Morillon ne connaît pas le métier : pas de diplôme agricole, ni de compétences particulières pour être maraîchère. «Début 2014, je suis allée au Point Accueil Installation(1) pour demander  un entretien afin de connaître les démarches pour s’installer (diplôme, autorisations d’exploiter…), auprès d’Andrée Lamy,  alors animatrice de la structure.» «D’autres rendez-vous suivront.» se remémore la jeune femme.

La machine est lancée
La future maraîchère repart avec un autodiagnostic  à remplir pour présenter son projet. Elle prend  la décision de s’inscrire en septembre 2014 à la MFR de St Germain de Marencennes pour passer son diplôme de technicien agricole.  Déjà titulaire d’un BTS en comptabilité, certains modules sont allégés et lui permettent ainsi d’aller sur l’exploitation de Franck Dorso pour parfaire sa pratique. En parallèle, elle entre dans le PPP (plan de professionnalisation personnalisé). Pour s’installer, Maud Morillon est à la recherche de terres. Le bouche à oreille fonctionne et -Monique Malecot lui permet d’obtenir 2 ha qu’elle sera  autorisée à exploiter. «Avec mon prévisionnel (démontrant la viabilité de mon futur projet) sous le bras, je suis allée à la banque, qui a  cru en moi.» renchérit-elle. Son stage 21 h effectué, il lui reste le stage EFE (Etude de faisabilité économique) qu’elle fera, cette année, en juin,  afin de valider son PPP en même temps que l’obtention de son diplôme.

Lire la suite du portrait dans notre édition du 22 mai

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