L'Agriculteur Charentais 29 mars 2013 à 13h23 | Par Laurence GUILEMIN

Interview Catherine QUERE - Attentive et motivée

Présidente du groupe viticole à l’Assemblée nationale, députée de la circonscription Saintes-St Jean d’Angély

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- © A-C
En février, vous avez été désignée pour assurer la présidence du groupe viticole à l’Assemblée nationale...
Cette fonction m’a été proposée au début de cette législature. J’avais auparavant beaucoup travaillé avec d’autres collègues sur les problèmes viticoles. Je me suis beaucoup impliquée sur le dossier de la libéralisation des droits de plantations, avec une proposition de résolution européenne votée à l’unanimité par l’Assemblée nationale.
En quoi consiste ce groupe ?
Le groupe viticole est l’un des groupes d’études le plus important à l’assemblée nationale avec celui de la chasse. Le groupe viticole se réunit à la discrétion du Président et du bureau et en fonction aussi des sujets. S’ils sont importants, on peut se réunir une fois par mois ou une fois tous les quinze jours. Nous pouvons rester un trimestre sans se réunir, s’il y a aucun sujet. La fréquence des réunions est aléatoire.
Quels sont ou seront vos prochains dossiers ?
J’ai déposé une résolution contre la libéralisation des droits de plantation. Cette semaine, nous allons travailler pour que tous les députés, quel que soit leur parti, signent cette résolution, afin qu’elle ait du poids vis-à-vis du Conseil de l’Europe. J’ai eu un entretien avec Stéphane Le Foll. Certains sujets nous tiennent à coeur, comme le marché du vin, les maladies du bois. Je voudrais que l’on fasse un tour des maladies du bois : Esca, Eutypiose, flavescence dorée... C’est un vrai problème, non seulement dans notre région, mais dans toutes les régions de France. Je voudrais créer une mission d’informations et d’enquête sur ce sujet très inquiétant.
Et la fiscalité ?
On avait réussi dans la législature précédente, à faire baisser la fiscalité sur le pineau mais en contrepartie on avait eu une grosse augmentation de la fiscalité sur le cognac. Sur ces sujets, je ne souhaite pas les aborder au regard de la situation de la France. Mais nous sommes très attentifs sur la fiscalité.
Il sera plus difficile, de redéfinir une éventuelle fiscalité sur le vin, qui n’en a pas ou peu. Mais là aussi, nous serons vigilants.
C’est prématuré de parler de la fiscalité. En général, ces sujets arrivent au moment de la Loi de finances. Il faudra être attentifs en juinjuillet au moment de la Loi rectificative. En général, nous sommes très motivés sur ces questions.

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44 Millions d’hectolitres
La production française de vin s’annonce inférieure de 4 % à la moyenne des cinq dernières années, indique Agreste, la publication statistique du ministère de l’Agriculture. À 44 millions d’hectolitres, elle s’établirait à un niveau inférieur de 8 % à celui de 2015. Cela en raison du gel du printemps dans les vignobles septentrionaux et de la pression du mildiou un peu partout en France.

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