L'Agriculteur Charentais 22 août 2013 à 09h41 | Par Myriam Tricoci

Interview Gilles Brenon Président de l’association GAEC & Sociétés - «Les GAEC restent une formule d’avenir»

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Gilles Brenon
Gilles Brenon - © M.TRICOCI

Fin juin, la Commission européenne a reconnu juridiquement les GAEC, qu’est-ce que cela va changer ?
Cela nous conforte. Auparavant, le GAEC et son principe de transparence, une originalité française, étaient tolérés par l’Europe par le biais d’un régime dérogatoire dont la Cour de justice a contesté la forme. Dans les GAEC, la personne morale de la société ne masque pas ses associés qui conservent leurs droits de chefs d’exploitation (statut, aides publiques, fiscalité), ce qui n’existe pas dans le reste de l’Union européenne. GAEC & Sociétés est, depuis de nombreuses années, sollicitée par d’autres pays pour l’expliquer. Aujourd’hui, ce principe qui gouverne les GAEC est reconnu dans la nouvelle PAC. Ce qui offre la possibilité à tous les États membres de créer des GAEC.

Pouvez-vous nous dire, aujourd’hui, le nombre et le type d’exploitations agricoles qui fonctionnent sous cette forme ?
Les GAEC regroupent environ 87 000 associés au sein de 37 000 groupements. Les GAEC sont plus présents dans les exploitations de polyculture-élevage ; ils permettent de mieux s’organiser face aux contraintes quotidiennes. L’idée de départ est celle du partage. L’humain y compte beaucoup puisque ce travail en commun doit permettre de partager des investissements, du temps, des idées… C’est parfois difficile, mais l’échange permet d’avancer. Le GAEC offre aussi un bon moyen pour exercer son activité agricole sans être coupé de la société. En dégageant du temps, on peut s’engager professionnellement ou civilement ou disposer de temps pour la famille ou les loisirs.
Comment les GAEC, et l’association GAEC & Sociétés s’inscrivent-ils dans l’avenir de l’agriculture ?
Les GAEC restent une formule d’avenir ! Ils sont très engagés dans les circuits courts, dans les points de vente collectifs… Ils permettent d’installer des jeunes hors-cadre familial. Ils seront certainement les fers de lance du projet GIEE du ministre de l’Agriculture : les associés sont présents et plus disponibles sur leurs fermes, ils sont nécessairement au cœur de cette évolution et de la performance qu’elle suppose. Le GAEC est un moyen moderne pour exercer le métier. Reste à exporter notre concept et nos expériences.

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La Turquie importe, notamment de la viande bovine (80 % sous forme de bovins maigres et 20 % en bovins finis) pour combler ses besoins sur le marché intérieur. Le pays se place ainsi au 2ème rang mondial des importateurs de bovins, juste derrière l’Union européenne (dans son ensemble). Mais la récente dévaluation de la livre turque fait ralentir ces importations. La France fournissait jusqu’ici 50 000 bovins par an, dont 20 900 broutards (partiellement issus de Poitou-Charentes).

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