L'Agriculteur Charentais 18 avril 2013 à 15h52 | Par Damien Beaumard

Interview Jean-François Bernard, président section caprine Poitou-Charentes - Des hausses encore insuffisantes

Abonnez-vous Réagir Imprimer
- © AGRI79

Dans quelle situation se trouvent aujourd’hui les éleveurs caprins ?


Ils se trouvent d’abord dans une situation économique et financière catastrophique, notamment les récents investisseurs. Cela fait trois ans qu’ils subissent une crise sans précédent. Ils font face, trois ans après le début de la crise à des prix qui ont chuté de 10% environ par rapport à leur niveau de 2009 et des coûts de production qui ont flambé de l’ordre de 14%. La coupe est pleine et ceci aboutis à des situations humaines désastreuses. Le manque de considération des entreprises envers cette situation et le manque d’ambition de nos industriels ne fait que renforcer ces sentiments qui aujourd’hui sont passé d’une forte inquiétude à une très grande colère.


Depuis le 1er semestre 2012, vous avez conduit un grand nombre d’actions syndicales, à ce jour qu’elles sont les avancées que vous avez obtenus ?


A mon sens elles ne sont pas nombreuses et insuffisantes comptes tenus de l’ampleur de la crise. Nous avons toutefois obtenus des hausses de l’ordre de 30 à 50€/ 1000L suivant les industriels. Ces hausses sont nettement insuffisantes mais il s’agit déjà d’une première avancée. Sans les actions conduites, nous serions loin de ces niveaux de hausses. Nous avons aussi obtenu une prise en charge d’une partie des cotisations MSA 2012 pour bon nombre d’éleveur et la mise en place d’un accompagnement pour les éleveurs les plus en difficultés au travers d’un numéro vert qui a été crée et de la cellule de crise régionale.


Vous dites que ces avancées ne sont pas suffisantes, que revendiquez-vous aujourd’hui ?


Nous demandons d’abord à ce que la hausse de nos coûts de production soit prise en compte instamment dans le prix à la production. A ce titre là, c’est toute la filière qui doit se mobiliser, pas seulement les producteurs. Les industriels doivent porter cette nécessité et aller chercher de la valeur ajoutée pour nos produits. Il s’agit d’être réactif, c’est aujourd’hui que les éleveurs ont besoin d’une forte revalorisation du prix du lait, demain il sera trop tard… Ensuite, nous souhaitons que notre filière se redresse rapidement pour être capable à nouveau d’installer des jeunes. Pour y arriver, nous souhaitons notamment instaurer dans la LME, la prise en compte d’un indicateur coûts de production dans la formation du prix et accroître la réactivité de l’évolution du prix du lait, eu égard aux évolutions de marchés.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. l'Agriculteur Charentais se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

Les brèves du journal
Prochaine brève

10 brève(s) » voir toutes

Les ARTICLES LES PLUS...

Voir tous

Voir tous

Le chiffre de la semaine
183 000 hl
D’après les donnees des contrats d’achat a  finoctobre 2016, les transactions en vrac de vins deFrance SIG et de vins IGP reculent par rapporta  la campagne 2015- 2016 pour les vins rougeset blancs et progressent en roses (apre s unecampagne particulie rement faible). Toutes couleurs confondues, les volumes de ventes sontlege rement inferieurs a  la campagne precedenteen vins AOC avec une stabilite des ventes enrouges et une baisse en blancs et roses.

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 21 unes régionales aujourd'hui