L'Agriculteur Charentais 25 avril 2013 à 10h53 | Par Thierry Michel

Interview Julien Greffier - Faire connaître les métiers de la semence

Le responsable de l’opération « Vocation Semencier » au Groupement national interprofessionnel des semences et plants décrit cette initiative.

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Julien Greffier
Julien Greffier - © Réussir

Le GNIS vient de lancer «Vocation Semencier». Quel est l’objectif ?
Il y a déjà quelque temps que des professionnels de tous horizons dans le secteur des semences font le constat sur le terrain qu’ils ont du mal à recruter des jeunes motivés par le secteur de la semence. Certains d’entre eux ont constaté le peu de réponses par rapport aux offres proposées. Et les jeunes qui intègrent une option semence dans leur parcours sont démarchés avant même leur fin de cycle. D’où la demande des entreprises au GNIS de lancer une opération pour faire connaître les métiers de la filière. On a profité du SIA et du SIMA 2013 pour lancer vraiment une action, notamment à travers des émissions de télé. L’objectif est de faire savoir que la filière est en plein essor (2,9 milliards d’euros de chiffre d’affaires, en constante évolution ; investissement en R&D important…) et qu’elle recrute plusieurs centaines de postes par an pour tout type de métier, (du terrain au laboratoire), selon des niveaux de compétences et de niveaux de formation très variés. Bien souvent, les contrats proposés sont des CDI.

De quoi s’agit-il concrètement ?
Il a été établi une liste de sites de semenciers, environ 80 à ce jour, qui acceptent de recevoir des groupes d’enseignants et d’étudiants afin de présenter leurs métiers in situ. Ensuite, sur notre site gnis-pedagogie.org, nous avons mis en ligne une quinzaine de fiches métiers pédagogiques avec description, témoignages, mission et parcours de formation. Un poster est également à la disposition des enseignants et des CDI pour aider à mieux appréhender ces métiers. Dans les mois à venir, il sera également mené une enquête pour quantifier plus précisément le nombre d’offres d’emplois dans le secteur.


D’où vient le problème ?
A priori, on constate une grande méconnaissance des métiers dans ce secteur, sans doute dûe en grande partie à un manque d’informations pour les faire connaître. Par exemple, il existe 25 à 30 classes en BTS Agronomie - Productions Végétales en France, dont 6 proposent une option semences. Elles ne font pas le plein aujourd’hui. Il faut donc faire connaître ces options existantes. Autre exemple en licence pro, il n’existe pas de qualification semences proprement dite mais on peut s’orienter vers les biotechnologies végétales et les créations variétales. Au niveau bac + 5 et master, c’est un peu pareil. C’est dans les parcours ou les options qu’on trouve des cursus liés aux semences. En fait, c’est vrai, il faut être un peu curieux pour découvrir les métiers de la semence. C’est aussi cela que nous devons faire mieux connaître.

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