L'Agriculteur Charentais 30 mai 2013 à 11h10 | Par Elisabeth Hersand

investissement - Le monde de la finance se fait partenaire de l’agriculture française

En agriculture comme ailleurs, le nerf de la guerre, c’est toujours l’argent. Pour aider à l’installation de jeunes, la filière ovine en place un fonds d’investissements.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
Le principe de Labeliance Agri a été présenté au siège de la FNSEA, par Serge Prévéraud, Xavier Beulin et Gérald Evin.
Le principe de Labeliance Agri a été présenté au siège de la FNSEA, par Serge Prévéraud, Xavier Beulin et Gérald Evin. - © E.H

Le sujet avait déjà été évoqué à plusieurs reprises, mais sans l’aval de l’Autorité des Marchés Financiers, rien ne pouvait avancer. Il y a quelques jours, la Fédération Nationale Ovine (FNO) et Labeliance Invest, les deux structures à l’origine du projet, ont enfin reçu le visa de l’AMF pour la société Labeliance Agri 2013.  Labeliance Agri 2013 est une société destinée aux agriculteurs à la recherche de fonds propres, dans le cadre d’un projet d’installation, de modernisation ou de diversification. Une structure unique en France qui est née du partenariat entre Labeliance Invest (un acteur spécialisé dans la conception et le déploiement de solutions fonds propres pour les filières de l’économie sociale), et la FNO, pour accompagner les éleveurs, qui peinent à perdurer et voient peu de relève arriver (lire notre article paru le 24 mai sur la déprise de l’élevage en Poitou-Charentes). Dans le cadre de l’accompagnement de projets d’installation ou de développement d’exploitations déjà existantes, la vocation de Labeliance Agri 2013 est d’offrir aux agriculteurs la possibilité de se rendre propriétaire de leur outil de production, d’accéder plus facilement à un foncier qui se fait de plus en plus cher. Labeliance Invest pourra également permettre à un agriculteur d’investir dans des outils de production d’énergie alternative, telle qu’une unité de méthanisation, qui garantissent des revenus complémentaires. De quoi renforcer les exploitations, en apportant davantage de fonds propres tout en diversifiant les revenus. S’il est difficile de savoir dès à présent combien d’exploitations pourront en bénéficier, Labeliance Invest annonce que son objectif est de lever 20 millions d’euros d’ici la mi-juillet.

Objectif : lever 20 millions d’euros
Dans le détail, le dispositif repose sur des partenariats avec des institutions et des opérateurs du monde agricole, qui vont pouvoir apporter leur expertise dans la sélection et le suivi des projets : le Gufa (Groupement d’Utilisation des Financements Agricoles), les Safer, le Groupe Vuelto, acteur reconnu dans le domaine des énergies renouvelables et le Groupe Quatuor, spécialiste de la transaction immobilière dans le secteur agricole. Afin de renforcer son déploiement, Labeliance Agri 2013 s’est également doté d’une gouvernance reposant sur un Conseil de Surveillance et sur un Comité d’Investissement, composé de personnalités reconnues du monde agricole avec notamment Jean Glavany, ministre de l’Agriculture et de la Pêche de 1998 à 2002, Georges Dutruc‐Rosset, Directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture, de la Pêche et de l’Alimentation de 1995 à 1996, et René Zakine, Inspecteur général de l’Agriculture Honoraire.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. l'Agriculteur Charentais se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

Les ARTICLES LES PLUS...

Voir tous

Le chiffre de la semaine
50 000
La Turquie importe, notamment de la viande bovine (80 % sous forme de bovins maigres et 20 % en bovins finis) pour combler ses besoins sur le marché intérieur. Le pays se place ainsi au 2ème rang mondial des importateurs de bovins, juste derrière l’Union européenne (dans son ensemble). Mais la récente dévaluation de la livre turque fait ralentir ces importations. La France fournissait jusqu’ici 50 000 bovins par an, dont 20 900 broutards (partiellement issus de Poitou-Charentes).

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 23 unes régionales aujourd'hui