L'Agriculteur Charentais 05 février 2015 à 08h00 | Par Bernard Aumailley

Irrigation : 2014 : année de recharge de la ressource en eau

Évidemment, personne ne sera surpris d’entendre que l’année 2014 a été largement positive pour la ressource en eau.Malgré un déficit en fin d’année, les rechargent se font actuellement.

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La meilleure situation depuis 1993. Dans son bilan final de l’étiage 2014 en Poitou-Charentes, l’ORE (observatoire régional de l’environnement) détaille les pluviométries abondantes, qui ont permis de remplir régulièrement les nappes souterraines (87,3 % des stations de suivi affichant un niveau supérieur à la moyenne), et une situation d’ensemble d’écoulement des cours d’eau plutôt favorable. À l’échelon national, la tendance est la même : 78 % des nappes phréatiques affichent en effet un niveau normal à supérieur à la normale. Si les situations les plus favorables se situent dans les aquifères de la Vallée du Rhône, les nappes crayeuses du Nord-Pas-de-Calais, les aquifères karstiques et nappes alluviales de PACA et les aquifères du Languedoc-Roussillon, des niveaux légèrement inférieurs à la normale sont à noter dans la grande majorité du bassin Parisien, le sud de la Vendée, les aquifères du Périgord et du bassin Angoumoisin ainsi que les nappes plioquaternaire Aquitain. «Les pluies ont été abondantes et l’irrigation a donc été très rare» se félicite Louis-Marie Grollier. Le président d’Aquanide ajoute que cette situation de pluies abondantes dure depuis deux ans, ce qui a permis de largement améliorer la situation.

Lire la suite du dossier irrigation dans notre édition du 6 février

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Dernier état des lieux

Selon le site Eau en Poitou Charentes, depuis le mois de novembre, on observe une augmentation du nombre de piézomètres situés en dessous de la moyenne, qui s'intensifie en décembre. La recharge des nappes, enclenchée au début de l'automne, semble s’être ralentie en lien avec les faibles précipitations de novembre et de décembre. Au 31 décembre 2014, 39 piézomètres présentent un niveau inférieur à la moyenne interannuelle, soit 33,3% du parc tous types de nappes confondus (contre 14,5% fin novembre). 66,7% des piézomètres indiquent des niveaux proches ou supérieurs à la moyenne, contre 85,5% fin novembre ; dont 2,6% supérieurs aux maxima, et 32,5% proches de la moyenne. Fin décembre, 58 piézomètres indiquent une hausse par rapport au mois précédent et 59 une baisse. Au 31 décembre, la situation de 2014 se situe au 7ème rang des situations les plus favorables de ces treize dernières années, derrière 2012, 2013 et 2002. Pour les nappes libres, 63% des piézomètres sont proches ou supérieurs à la moyenne de plus de 5% (82,7% fin novembre), dont 37% proches de la moyenne ; 30 piézomètres sont inférieurs à la moyenne (37%). Pour les nappes captives, 75% des niveaux piézométriques sont proches à supérieurs à la moyenne de plus de 5% (91,7% fin novembre), dont 8,3% supérieurs aux maxima enregistrés et 22,2% proches de la moyenne ; 9 piézomètres sont inférieurs à la moyenne (25%).En Charente-Maritime, la situation s'est aussi dégradée par rapport à fin novembre : on compte 78,6% de piézomètres proches à supérieurs à la moyenne (contre 89,3% fin novembre) ; 46,4% sont proches de la moyenne ; 21,4% se situent en dessous de la moyenne.

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46,7 millions
Dans une publication, Agreste annonce que d’après les estimations établies le 11 octobre, la production viticole s’élèverait en 2018 à 46,7 millions d’hectolitres. Elle serait donc supérieure de 27 % à la production de 2017, et de 6 % à la moyenne quinquennale. La production nationale a été revue à la hausse par rapport aux prévisions du mois d’août qui établissaient la récolte à 46,1 Mhl.

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