L'Agriculteur Charentais 27 mars 2014 à 09h40 | Par l'anjou agricole

Jacqueline Cottier - «La reconnaissance des exploitantes»

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Vous venez d’être élue, le 6 mars, à la tête de la commission agricultrices de la FNSEA. Quel est votre parcours ?
Je me suis installée en 1989, et je suis arrivée dans le syndicalisme presque par hasard. Je n’ai pas suivi le parcours JA, je n’ai pas fait l’école de responsables. C’est par curiosité que je suis allée à une commission agricultrices dans mon département. Puis je m’y suis impliquée. J’ai suivi aussi des formations qui m’ont beaucoup aidée dans mes prises de responsabilité. Cela donne de l’assurance, aide à communiquer, à savoir écouter aussi. Aujourd’hui, je suis élue à la commission nationale pour un mandat de trois ans, renouvelable. 

Quelles grandes questions interrogent aujourd’hui les agricultrices ?
Le premier dossier, récurrent, est celui de la reconnaissance des exploitantes, qui est plus que jamais d’actualité avec la nouvelle Pac, et notamment la surdotation des 50 premiers hectares. Aujourd’hui, on peut être en Gaec entre époux mais ne pas avoir de part économique. Et dans ce cas, on n’a pas le droit aux parts Pac. La loi d’avenir agricole devrait permettre d’éclaircir ces points. Autre point sur lequel on souhaiterait des avancées : avant, nous n’avions d’autre choix que de constituer des EARL entre époux. Il faudrait que les femmes qui n’ont eu que cette possibilité, puissent bénéficier de la transparence.

D’autres dossiers sur lesquels vous souhaitez vous pencher au cours du mandat ?
La communication sur notre métier auprès des consommateurs, auprès des jeunes. Et plus généralement, la défense du revenu. 

Vous n’êtes pas la première femme du Maine-et-Loire à occuper ce poste ?
Non, il y avait eu auparavant Marie-Louise Mary, qui présidait ce que l’on appelait à l’époque la commission féminine de la FNSEA. Elle a beaucoup œuvré pour la formation des agricultrices.

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La Turquie importe, notamment de la viande bovine (80 % sous forme de bovins maigres et 20 % en bovins finis) pour combler ses besoins sur le marché intérieur. Le pays se place ainsi au 2ème rang mondial des importateurs de bovins, juste derrière l’Union européenne (dans son ensemble). Mais la récente dévaluation de la livre turque fait ralentir ces importations. La France fournissait jusqu’ici 50 000 bovins par an, dont 20 900 broutards (partiellement issus de Poitou-Charentes).

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