L'Agriculteur Charentais 22 août 2013 à 10h19 | Par Damien BEAUMARD

Jean-François Bernard Président section Caprine FNSEA PC - On attend toujours

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- © Agri 79

Où en sommes-nous sur le prix du lait de chèvre ?
Nous sommes loin du compte ! Fin mai dernier, le médiateur des relations commerciales agricoles avait négocié avec les acteurs de la filière une hausse technique de 60€/ 1000 L venant s’ajouter aux hausses déjà consenties au premier semestre 2013 par les transformateurs. Cette hausse devait intervenir au plus tard au 1er juillet. Nous arrivons au 1er septembre et aucune entreprise de la région n’a respecté ce niveau d’augmentation. Ceci est inacceptable ! 

Vous demandiez une hausse de 120€/1000L en début d’année. Est-ce toujours d’actualité ?
Effectivement, depuis le début de l’année, nous demandons une hausse du prix du lait de 120€/ 1000L par rapport au niveau de prix de 2011. Cette revendication est toujours d’actualité.  Elle correspond à la fois au surcoût engendré par l’envolée des matières premières mais aussi aux baisses du prix du lait qu’on a fait supporter aux éleveurs suite à la crise des surstocks. Il s’agit d’un objectif à atteindre le plus rapidement possible. Pour cela, nos laiteries doivent aller chercher avec détermination et courage la valorisation nécessaire. La situation est urgente ! Bon nombre d’éleveurs ont arrêté la production ou sont en voie de le faire, les trésoreries sont au plus bas et la collecte poursuit sa baisse vertigineuse (-11% sur les 5 premiers mois de l’année par rapport à 2012). Nos transformateurs doivent prendre leurs responsabilités. 

Quelles sont les perspectives d’avenir pour cette filière ?
Les perspectives de marché sont plutôt bonnes. En effet, la consommation est en très faible recul et la production en chute importante. Aussi, si la filière réussit à sortir de cette crise, si nos laiteries réussissent à maintenir, sur le long terme, la valorisation de nos produits une fois sortie de la crise et si nous mettons en place une politique de maîtrise des volumes, notre filière installera à nouveau des jeunes et renouvellera ses chefs d’exploitation. Cela fait beaucoup de « si » mais ce défi est loin d’être insurmontable pour l’ensemble des acteurs de cette filière emblématique de la région Poitou-Charentes.

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Le chiffre de la semaine
444 M€
444 millions d’euros qui avaient été prélevés sur les paiements directs de la PAC, en prévision de la réserve de crise pour 2018, vont être remboursés aux agriculteurs européens, a annoncé la Commission européenne fin novembre.

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