L'Agriculteur Charentais 06 février 2014 à 08h00 | Par M. Tricoci

Jean-Michel Delannoy - «Des coopératives en prise directe avec les consommateurs»

Président d’Agriconfiance

Abonnez-vous Réagir Imprimer
- © M. TRICOCI

On parle beaucoup d’engagement citoyen, de qualité et d’environnement pour l’avenir de l’agriculture. Comment Agriconfiance répond-elle à ces demandes sociétales ?
Agriconfiance est née en 1992 sur une intuition. Agriconfiance correspond à deux normes (NF V01-005, management de la qualité et NF V01-007, management de la qualité et de l’environnement). Celles -ci induisent des démarches de progrès continus qui sont contrôlées par des organismes certificateurs évidemment indépendants. Toutes les coopératives Agriconfiance (132 coopératives, 14 filières) sont en transition et seront certifiées NF V01-007 d’ici 2015. Nous avons une obligation de progression dans les domaines des phytos, de l’eau, mais c’est adapté aux spécificités de chaque filière. Les coopératives sont des «démocraties» économiques : un homme, une voix. Elles sont citoyennes. Enfin, et je sais que les consommateurs y sont très attachés : nos produits sont entièrement «made in France». Le faire savoir est d’ailleurs la priorité de mon calendrier 2014.

Agriconfiance sera présent au SIA. Pourquoi ?
Nous avons deux objectifs : convaincre davantage de coopératives. Leur rappeler qu’Agriconfiance est une façon de faire connaître leur savoir-faire à leurs clients. Nous souhaitons que l’on n’aille plus à deux vitesses (produits finis et matières premières) pour démontrer l’excellence de notre démarche. Et nous expliquerons aux consommateurs, l’intérêt de reconnaître notre logo.

Vous avez lancé une campagne de communication autour de vos valeurs. Quels sont vos axes de développement pour l’avenir ?
Aujourd’hui, avec 30 000 exploitations sous logo Agriconfiance, nous regroupons environ 10 % des agriculteurs de France. Mais il y a encore trop de «trous» dans notre carte de France. On a tous plus à gagner en ayant des démarches de progrès profitables à tous. Nous prêchons par l’exemple : en ayant une démarche sociétale environnementale et économique, on créé de la richesse et de l’emploi. Les prix bas appauvrissent tout le monde, mais pas en même temps. Les producteurs d’abord, puis les consommateurs - aussi citoyens - par ricochet. Je pense que le consommateur est prêt à nous suivre dans cette voie. Communiquer avec lui directement est l’une de nos pistes de réflexion.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. l'Agriculteur Charentais se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

Les ARTICLES LES PLUS...

Voir tous

Le chiffre de la semaine
50 000
La Turquie importe, notamment de la viande bovine (80 % sous forme de bovins maigres et 20 % en bovins finis) pour combler ses besoins sur le marché intérieur. Le pays se place ainsi au 2ème rang mondial des importateurs de bovins, juste derrière l’Union européenne (dans son ensemble). Mais la récente dévaluation de la livre turque fait ralentir ces importations. La France fournissait jusqu’ici 50 000 bovins par an, dont 20 900 broutards (partiellement issus de Poitou-Charentes).

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 23 unes régionales aujourd'hui