L'Agriculteur Charentais 16 juin 2016 à 08h00 | Par ED

Jeunes agriculteurs : Cinquante ans et une culture du débat toujours pugnace

Le syndicat des Jeunes agriculteurs, "centre de sélection pour l'élite agricole», a maintenu sa culture de débats tous azimuts, lors de son 50e congrès à Mâcon.

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Une délégation de 7 administrateurs JA17 ainsi que l’animatrice ont participé à ce rendez-vous incontournable dans la vie du syndicat.
Une délégation de 7 administrateurs JA17 ainsi que l’animatrice ont participé à ce rendez-vous incontournable dans la vie du syndicat. - © JA17

Jeunes Agriculteurs, c'est «la sélection, la formation, l'émergence de l'élite agricole, celle qui va encadrer la profession agricole», a résumé Joseph d'Auzay, ancien directeur du Cercle national des jeunes agriculteurs (CNJA) dans les années quatre-vingt, lors du 50e congrès du syndicat le 2 juin à Mâcon. Jean-Luc Mayaud, historien et président de l'université Lyon II, continue : «Dès le départ, les JA s'appellent agriculteurs, à une époque où l'on parle plutôt de paysans. [...] Ils se voient comme un état, un secteur économique, professionnalisé et non comme un secteur qui se transmet par habitude, de père en fils». La table ronde, organisée lors du congrès, revient sur les 50 ans d'évolution du syndicat et ses valeurs, «sans nostalgie» précise bien Thomas Diemer, président des JA. Et la cogestion, tant décriée par les syndicats minoritaires agricoles, arrive sur le tapis : «On a conclu un pacte avec l'État, avec les pouvoirs publics. Je fais débuter la co-gestion avec le début de la Ve République», précise Joseph d'Auzay.

Lire le compte rendu du congrés et les  impressions des charentais maritimes dans la version papier du 10 juin

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2 000
En Nouvelle Aquitaine, 2 000 éleveurs seraient impactés par la réforme de la carte des zones défavorisées en ne bénéficiant plus de l’ICHN, ce qui représenterait pour ces exploitations, une perte nette de 15 ME par an. En 2016, 11 500 éleveurs ont bénéficié de cette indemnité pour un montant total de 92 ME. Ils représentent plus de 20 % des bénéficiaires.

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