L'Agriculteur Charentais 12 février 2015 à 08h00 | Par Laurence Guilemin

Jeunes agriculteurs : Prévoir, anticiper, prendre le temps, être accompagné pour s’installer

L’assemblée générale de vendredi dernier, à Saintes, a permis de poser sur la table des clés quant au financement et au développement de l’installation.

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Une table ronde pour donner quelques clés sur le financement et le développement d’une installation.
Une table ronde pour donner quelques clés sur le financement et le développement d’une installation. - © AC

L’installation était au coeur de l’assemblée générale de Jeunes Agriculteurs 17, vendredi dernier, dans les locaux du Crédit agricole, à Saintes. En posant la question centrale «comment financer et développer son installation ?» Les JA souhaitent «recentrer le débat»  sur l’enjeu que représentent le financement et le développement d’une installation. «Puisque les bénéfices ne passent plus forcément par l’agrandissement, l’objectif est d’explorer les différents outils et solutions générateurs d’emplois et de valeur ajoutée afin de pérenniser son exploitation.»

«On ne s’invente pas agriculteur»
S’installer oui. «La première année, dans le département, il faut mettre sur la table 200 000 à 210 000 euros . En élevage, c’est plus. Chaque année, on constate une  progression, avec 40 à 50 000 euros en plus» annonce, en préambule, Didier Rullier, du Crédit agricole. Tout en précisant, qu’il s’agit ici «d’une moyenne.» Le ton est donné. «Notre rôle est de vérifier la faisabilité, la viabilité du projet pour que le JA puisse vivre de son métier et puisse rembourser» prévient-il. S’installer oui, avec une réflexion, une approche du projet «c’est fondamental» explique Jean Hartz, conseiller à la Chambre d’agriculture. Il préconise «d’être accompagné» et de «travailler avec des partenaires en amont et en aval». Pour lui, «on ne peut pas s’inventer agriculteur!»L’anticipation s’impose donc. Mais quel est le bon timing ? Un an est le «minimum pour construire, faire le tour des partenaires.» Dans le cas de reprise d’une exploitation, il faut compter deux à trois ans. Si la ou le jeune futur(e) installé(e) passe par le parcours aidé, un programme doit être suivi. «Il met ainsi le jeune dans de bonnes dispositions» souligne Arnaud Dubois, du Point Accueil Installation. «Aller chercher des aides est toujours positif.»

Lire la suite dans notre édition du 13 février

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Le chiffre de la semaine
1 832
C’est le nombre d’amendements dans le cadre du projet de loi EGALim (états généraux de l’alimentation). En effet, 2094 amendements ont été déposés par les députés, dont 262 ont été jugés irrecevables. 1832 amendements restaient à examiner d’ici le 20 avril.