L'Agriculteur Charentais 17 juillet 2014 à 08h00 | Par AGRA

La loi d’Avenir approuvée

Adopté en seconde lecture, le texte poursuit son chemin législatif en gardant son esprit, dans l’agroécologie.

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- © Gilles HERMANN

La loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt a été adoptée à l’Assemblée nationale, après 3 jours de discussions, jeudi 10 juillet. L’esprit de la loi, tournée vers l’agroécologie, n’a pas changé, le texte ayant seulement été ajusté et précisé. «Nous sommes sur de bonnes bases, avec une agriculture qui est maintenant tournée vers l’agroécologie», s’est réjouit la députée écologiste Barbara Pompili. L’UMP, qui a soutenu de nombreux amendements contre le texte, ne l’a pas voté tout en admettant qu’il était «de moins en moins pire».Si aucun changement majeur n’est à noter, plusieurs ajustements ont eu lieu. Sur le foncier, d’abord : les Safer voient leur pouvoirs s’élargir, pour mieux contrôler les  ventes d’exploitations. La compensation agricole a été précisée, et oblige à compenser les pertes de foncier par des investissements dans la filière.

Fin de polémique pour les phytos

L’utilisation de produits phytosanitaires près des lieux d’accueil du public, qui avait donné lieu à des polémiques entraînant une manifestation de la FNSEA, a été encadrée, sans notion de distance. Un amendement donne une responsabilité aux nouvelles constructions à proximité d’exploi- tations agricoles, et oblige le porteur de projet à «prendre en compte la nécessité de mettre en place des mesures de protection physique». «C’est une position équilibrée qui permet à tous, agriculteurs comme riverains, de vivre dans la sérénité», a commenté Brigitte Allain, députée écologiste, rappelant que «dans la majorité des cas, les agriculteurs respectent la règlementation et la cohabitation ne pose pas de problème».


Lire la suite dans l'édition du 18 juillet 2014

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La Turquie importe, notamment de la viande bovine (80 % sous forme de bovins maigres et 20 % en bovins finis) pour combler ses besoins sur le marché intérieur. Le pays se place ainsi au 2ème rang mondial des importateurs de bovins, juste derrière l’Union européenne (dans son ensemble). Mais la récente dévaluation de la livre turque fait ralentir ces importations. La France fournissait jusqu’ici 50 000 bovins par an, dont 20 900 broutards (partiellement issus de Poitou-Charentes).

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