L'Agriculteur Charentais 15 mai 2015 à 08h00 | Par Emilie Durand

La tuberculose bovine conserve son statut «relativement stable»

L’avancée de la tuberculose inquiète toute la filière suivant les régions où les cas sont déclarés.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
- © AC 17

En 2014, une augmentation des cas de tuberculose bovine, maladie liée à une bactérie Mycobacterium bovis, a été observée en Aquitaine, surtout en Charente-Maritime, et dans le Lot-et-Garonne. En Côte-d’Or, par contre, le nombre de cas a été divisé par deux après plus de dix années de lutte. Début mars, trois élevages de 270 bovins au Pays Basque ont été confirmés positifs à la tuberculose bovine. Dans l’un des élevages, tout le cheptel sera abattu comme le demande la loi. Les deux autres ont pu obtenir une dérogation à l’abattage total. Seule une partie sera éliminée. La tuberculose bovine continue donc toujours de faire parler d’elle. Pour autant, la situation de cette maladie reste « relativement stable en France », estime Isabelle Tourette, vétérinaire conseil à GDS France. Quelques foyers ont été détectés grâce à la surveillance en abattoir, où la détection des lésions suspectes sur les carcasses a été renforcée. Cette inspection est «un maillon important car il permet de détecter des foyers qui ont échappé à la surveillance en amont de la filière sur les animaux vivants, explique Isabelle Tourette. Mais globalement on détecte de plus en plus de foyers lors de la prophylaxie, ce qui est souhaitable car cela permet une gestion plus précoce des cas».

La bactérie voyage avec la faune sauvage

Quelques foyers ont été observés dans le Doubs, les Deux-Sèvres et le Calvados cette année. «Ils ont été détectés grâce aux investigations épidémiologiques mises en œuvre suite à des découvertes de foyers par inspection à l’abattoir», continue-t-elle. Au-delà des contaminations par introduction de nouveaux animaux dans l’élevage, par utilisation de matériel mal désinfecté ou encore par contacts de voisinage, la faune sauvage reste un facteur important de propagation de la maladie.

Suite dans l'édition du 15 mai 2015

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. l'Agriculteur Charentais se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

Les ARTICLES LES PLUS...

Voir tous

Le chiffre de la semaine
+ 6 %
La hausse de production chez les grands exportateurs mondiaux et l’explosion de la demande asiatique ont boosté les échanges mondiaux de viande bovine en 2017. Ceux-ci ont progressé de 6%, après un passage à vide en 2015 et 2016 dû alors à la réduction de l’offre au Brésil et en Océanie et aux difficultés indiennes à l’export.

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 21 unes régionales aujourd'hui