L'Agriculteur Charentais 06 octobre 2016 à 08h00 | Par l'Agriculteur Charentais

La valeur ajoutée aux éleveurs

Christophe Limoges, administrateur FNPL

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Aléas climatiques et économiques ont fragilisé la filière laitière, ainsi que le prix payé... quelle analyse avez-vous ?
C’est bien l’effondrement du prix du lait payé aux producteurs depuis maintenant près de deux ans qui est la cause de l’affaiblissement des exploitations laitières et du désarroi des éleveurs. Les producteurs qui obtenaient les meilleurs résultats technico-économiques ne sont pas épargnés aujourd’hui. Des marges de compétitivité existent sans doute sur les exploitations laitières mais c’est bien une hausse durable du prix du lait qui sauvera les ateliers laitiers. La France ne peut laisser structurellement ses agriculteurs vendre en dessous de leurs coûts de production ! Les actions syndicales ont mis en avant le groupe Lactalis en tant que «dernier de la classe». Ces actions ont conduit à un accord pour le dernier trimestre. Mais qu’en est-il aujourd’hui des autres grands groupes privés et coopératifs ? Leur responsabilité est évidemment aussi clairement engagée.
Pour le bassin Charentes- Poitou, je voudrais mettre en avant le lien qui existe entre le secteur privé et la coopération laitière .Si pour notre territoire, 90 % de la collecte est assurée par la coopération, par contre pour ce qui concerne la transformation, il en est autrement. Actuellement, Terra Lacta est totalement dépendante de Savencia. Les producteurs de lait de notre territoire ne comprendraient donc pas que leur lait soit sous rémunéré par rapport à l’environnement alors qu’il est transformé et revalorisé en grande partie par Savencia, qui met sur le marché des produits à haute valeur ajoutée !
Dominique Chargé a annoncé que les producteurs laitiers devaient sortir de l’asservissement des entreprises ! Alors banco, vu la configuration du bassin Charentes Poitou, que nos principales coopératives laitières montrent qu’elles ne sont pas asservies à Savencia et se démarquent en matière de prix du lait! Peut-on payer ses producteurs au plus bas avec des marques qui valorisent au mieux sur le marché intérieur ? Peut-on vendre du «Caprice des dieux» et du «Coeur de lion» sans vergogne et sans se soucier du sort de ses fournisseurs ? Sans compter la démarche qualité «beurre AOP Charentes Poitou» avec un investissement important fait par les producteurs sur la communication et la promotion du beurre AOP et doit impérativement se traduire de façon positive sur la paye de lait des éleveurs.

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C’est le chiffre des ventes des vins de France. A 9 mois de la campagne 2017/18, toutes couleurs confondues, les volumes de ventes cumulées sont supérieurs à ceux de la campagne antérieure, en Vin De France (SIG) (+ 26 %) et en vins IGP (+ 5 %). Toutefois, les données issues des contrats d’achat continuent de faire apparaître un certain ralentissement des transactions à mettre en relation avec la faiblesse des disponibilités globales.

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