L'Agriculteur Charentais 05 septembre 2013 à 10h04 | Par l'Agriculteur Charentais

Lait de chèvre - Les transformateurs dans le viseur

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Fin mai dernier, le médiateur des relations commerciales agricoles avait négocié avec les acteurs de la filière lait de chèvre une hausse technique du prix du lait de 6 cts d’euros par litre qui devait s’ajouter aux hausses déjà consenties au premier semestre 2013 par les transformateurs. Cette hausse devait intervenir au plus tard le 1er juillet. Près de deux mois plus tard, force est de constater qu’aucune entreprise n’a respecté cet engagement dans le Centre Ouest observe la section caprine de la FDSEA de la Vendée. Une situation qu’elle juge «inacceptable». «La filière doit sortir rapidement de cette crise afin de donner des perspectives d’avenir aux jeunes qui souhaitent s’installer et à ceux déjà en place» poursuit-elle. D’ores et déjà bon nombre d’éleveurs ont arrêté la production ou sont en voie de le faire et la collecte poursuit une baisse «vertigineuse» estimée à -11 % sur les cinq premiers mois de l’année.Par ailleurs, dans un communiqué la FNSEA Poitou Charentes souligne l’urgence de la mise en place des mesures annoncées : «Trop c’est trop. Bon nombre d’éleveurs ont arrêté la production ou sont en voie de le faire, les trésoreries sont au plus bas et la collecte poursuit sa baisse vertigineuse (-11% sur les 5 premiers mois de l’année par rapport à 2012).» Face à ce constat, la FNSEA et les JA Poitou-Charentes se demandent : «jusqu’où doit-on aller pour que nos entreprises se ressaisissent et fassent enfin preuve de courage ?» Selon elles, «la filière doit sortir rapidement de cette crise afin de donner des perspectives d’avenir aux jeunes qui souhaitent s’installer et à ceux déjà en place.» Elles concluent : «si nos laiteries veulent des producteurs demain, elles doivent prendre leurs responsabilités. Elles sont nos commerciaux. L’avenir de la filière est entre leurs mains.»

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La Turquie importe, notamment de la viande bovine (80 % sous forme de bovins maigres et 20 % en bovins finis) pour combler ses besoins sur le marché intérieur. Le pays se place ainsi au 2ème rang mondial des importateurs de bovins, juste derrière l’Union européenne (dans son ensemble). Mais la récente dévaluation de la livre turque fait ralentir ces importations. La France fournissait jusqu’ici 50 000 bovins par an, dont 20 900 broutards (partiellement issus de Poitou-Charentes).

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