L'Agriculteur Charentais 05 juin 2014 à 10h50 | Par Bernard Aumailley

Lait - Et si l’on rallongeait ?

Depuis quelques années, sur un troupeau de Prim’Holstein, on a allongé les temps de lactations et mesuré les aspects positifs et négatifs de cette option.

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De combien peut-on rallonger les lactations ?
De combien peut-on rallonger les lactations ? - © AC

Raccourcir la période sèche, cumuler avec un retardement de la reproduction conduit à allonger la durée des lactations. Sur le principe, la chose n’est pas nouvelle. Expérimentée, ici ou là, elle n’est pas pratiquée sur les cheptels bovins lait, mais davantage sur les caprins. Selon Francis Sérieys, de l’institut de l’élevage, la technique améliore la santé et la fertilité de l’animal, sans grande incidence sur le volume de lait produit. Retour en arrière sur des vaches qui ne serait plus des machines à produire. «Le tarissement court a une influence sur la structure même de la mamelle et du rumen entraînant un moindre déficit énergétique en début de lactation» résume-t-il. Moins exposé l’animal, cette «technique» aurait quelque avantage : notamment de réduire l’impact négatif de la gestation sur la lactation. Faut-il alors en finir avec le cycle classique : 10 mois de lactation, insémination fécondante, trois mois après le vêlage, deux mois de période sèche avant un vêlage suivant. La méthode a fait ses preuves. Si en plus on groupe les vêlages, on peut mettre en adéquation lactations et disponibilités fourragères. Reste qu’à l’Institut de l’élevage on met en avant le «déficit énergétique»  en début de lactation et obère les inséminations. Si on focalise sur le risque d’infections mammaires, trouver des alternatives n’est pas aisé. L’indicateur de l’intervalle vêlage-vêlage que suit le contrôle laitier s’agrandit depuis quelques années, alors que dans le même temps la durée moyenne des lactations s’allonge. S’est fait jour l’idée d’un cycle de production-reproduction plus long pour les vaches laitières. L’expérience a été notamment menée sur la ferme expérimentale de Trévarez en Bretagne où un projet compare depuis quelques années deux durées de lactation (12 et 18 mois) dans le cadre de vêlages groupés sur trois mois. «L’objectif» selon l’Institut de l’élevage est de parvenir à de bonnes performances de production et de reproduction même avec des Prim’Holstein de haut potentiel.

Retrouver tout le dossier dans notre édition du 6 juin

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444 M€
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