L'Agriculteur Charentais 02 avril 2015 à 08h00 | Par Thierry Guillemot

«Le Calvados peine mais le Pommeau assure»

Didier Bédu et Jérôme Dupont, Président et vice-président de l’IDAC*

Abonnez-vous Réagir Imprimer
- © L’AGRICULTEUR NORMAND

Comment se porte le marché du Calvados ?
En 2014, c’est un petit peu plus difficile que les autres années avec une petite baisse de la consommation sur le marché français. Ceci étant, nous sommes logés à la même enseigne que les autres digestifs et alcools traditionnels que sont, par exemple, le Cognac et l’Armagnac. Comme le Calvados, ils ont un peu de mal à se réimposer sur le marché intérieur.

Même tendance concernant l’export ?
Ce marché est plus dynamique avec un petit bémol. Nous sommes affectés par la crise géopolitique (Russie et Ukraine principalement) avec une dévaluation du rouble qui fait que, sur ces marchés, le Calvados est vendu 2 fois plus cher qu’auparavant. Cela entraîne une chute de la consommation. En résumé, nous commençons à sentir un impact négatif. Ces deux pays représentent entre 5 et 8 %. Ce n’est pas encore énorme, mais ce sont des pays où la consommation se développait régulièrement depuis 10 ans. Il y a 15 ans, le Calvados était complètement inconnu là-bas.

La parité euro/dollar plaide t’elle en votre faveur ?
C’est ce que nous espérons. Aujourd’hui, nous sommes dans une situation un peu inversée face à ce marché. L’euro faible fait que nos produits deviennent plus compétitifs. Maintenant, le marché américain est un marché très sophistiqué, très compliqué et où il faut beaucoup d’argent pour percer.

Et quid du Pommeau ?
Le Pommeau est en pleine dynamique avec une augmentation des ventes en 2014 et peut-être un effet anniversaire puisque c’est un produit essentiellement consommé en Normandie. Pour être complet, Pommeau de Bretagne et du Maine se portent bien aussi.

Et contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, la pomme à cidre n’est pas au cœur des préoccupations de l’IDAC ?
Effectivement, on ne parle pas beaucoup de pommes. Notre métier, c’est la promotion des produits finis, le faire connaître, le faire goûter avec un aspect recherche scientifique portant sur la distillation, le vieillissement (…). Tout ce qui contribue finalement à l’amélioration de la qualité.

* Interprofession des appellations cidricoles : elle fédère 28 membres producteurs de Calvados, Calvados Pays d’Auge, Calvados Domfrontais, Pommeau de Normandie, Pommeau de Bretagne, Pommeau du Maine, Cidre Pays d’Auge, Cidre Cornouaille et Poiré Domfront. Ils sont, ou pas, producteurs de pommes à cidre ou poires à poiré et revendiquent leur propre interprofession sans refuser pour autant certains dossiers partagés avec l’UNICID (Union Nationale Interprofessionnelle Cidricole).

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. l'Agriculteur Charentais se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

Les ARTICLES LES PLUS...

Voir tous

Le chiffre de la semaine
6 428
Selon l’estimation de l’Observatoire régional de l’agriculture biologique (Orab), pour 2018, les chiffres laissent présager une croissance du nombre d’exploitation bio en Nouvelle-Aquitaine. D’ici la fin de l’année entre 1 100 et 1 200 nouveaux engagements (936 au 1er octobre) devraient être comptabilisés. Ce qui ferait un total de 6 428 exploitations bio.

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 23 unes régionales aujourd'hui