L'Agriculteur Charentais 03 septembre 2015 à 08h00 | Par Ludovic Vimond

Le labour hors-raie relancé par les fortes puissances

Longtemps confiné, le marché des charrues hors-raie connaît un regain d’intérêt avec les puissances croissantes et l’arrivée de nouvelles technologies.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
Avec le déport sur les charrues hors-raie d’aujourd’hui, il est bien souvent possible d’aligner le point de traction de la charrue avec le tracteur.
Avec le déport sur les charrues hors-raie d’aujourd’hui, il est bien souvent possible d’aligner le point de traction de la charrue avec le tracteur. - © Réussir

«Au-delà de 650 millimètres, les pneus sont trop larges pour travailler correctement en raie», explique Nicolas Millet de Grégoire-Besson. Or, pour éviter de trop tasser le sol tout en lestant suffisamment les tracteurs de plus en plus puissants (40 à 50 kg par cheval), le montage de pneus larges ou jumelés ou l’emploi de chenilles sont parfois nécessaires, équipements incompatibles avec le labour en raie. Les charrues hors-raie évitent d’avoir à démonter les jumelages ou à changer de roue. Qui plus est, le labour hors-raie évite de tasser le fond de raie avec les roues de tracteur. En outre, pour Frédéric Charlier, de la société éponyme implantée en plein coeur de la Champagne crayeuse, «le hors-raie présente l’intérêt d’être plus précis en termes de profondeur de travail, notamment sur les charrues semi-portées : sur cette gamme, le hors-raie compte pour la moitié des charrues vendues par notre société. La présence d’une roue supplémentaire à l’avant de la charrue garantit une profondeur constante sur toute la longueur de l’outil. On réduit ainsi le risque de piocher dans la craie en sous-sol.»

Lire la suite du dossier : les pièces d'usure au banc d'essais, les déchaumeurs à grands disques

Marché, Les charrues hors-raie portées se démocratisent

Confiné jusqu’à peu aux semi-portées, le hors-raie porté équipe dorénavant de plus en plus les charrues. Dans les petits parcellaires pentus du Lauragais, où 300 chevaux sont parfois nécessaires pour tirer 6-7 corps, les modèles portés sont plus cohérents que des semi-portés. Même si le porte-à-faux des versions hors-raie est plus important (26 cm sur une Lemken Juwel par exemple), les puissances de relevage des tracteurs actuels permettent largement de les soulever.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. l'Agriculteur Charentais se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

Les ARTICLES LES PLUS...

Voir tous

Le chiffre de la semaine
36,1 Mt
Il s’agit de la quantité de blé tendre attendue à l’issue de la moisson 2018, proche de celle de l’an dernier et légèrement supérieure à la moyenne de la période 2013/2017. Le blé dur, en revanche devrait voir sa production baisser de 12,2 %, en raison d’un rendement passant de 55,9 à 51,8 qx et d’une baisse des surfaces cultivées.

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 20 unes régionales aujourd'hui