L'Agriculteur Charentais 09 avril 2015 à 08h00 | Par Guy Du Repaire

Le syndicalisme s’adaptera au nouveau découpage territorial

Philippe Moinard : Président de la Fnsea Poitou-Charentes

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- © AC

Il explique les enjeux de l’adaptation des structures locales sur les territoires dont il a été question au congrès de la Fnsea, ses nouvelles responsabilités à la Fnsea et le manger local. 

Avec la réforme territoriale quelles adaptations du réseau Fnsea envisagez-vous ?
Il va s’agir pour nous de mettre nos responsables au fait des dossiers par rapport aux problématiques posées. Et donc que nos équipes de défense syndicale s’adaptent aux collectivités territoriales, à chaque niveau de compétences. Si l’on prend l’échelon du canton, qui représente quelque chose de concret pour nous, il va falloir se poser la question de savoir, si ce n’est pas plutôt au niveau de la communauté d’agglomérations, ou de communes que nous serons les plus à même de défendre les intérêts de l’agriculture. Regardons ce qui se passe en matière d’économie des territoires, de Scot…Concernant la grande région qui regroupera Poitou-Charentes, Aquitaine et Limousin, il va falloir aussi s’organiser pour être entendu auprès des élus et du préfet de région, même si pendant quelque temps encore, le territoire va rester le département pour des dossiers comme le Feader.

Vous avez été élu membre de la commission des statuts et conflits. Quel est le rôle de cette commission ?
Dans le contexte actuel, la commission des statuts et conflits aura parmi ses rôles celui d’adapter les statuts de la Fnsea à l’enjeu de la réforme territoriale. Quand on a des équipes cantonales qui vont discuter des Plu, il y a là un vrai dossier pour le syndicalisme, un enjeu de taille par rapport aux pouvoirs dans les territoires. Pour le syndicalisme majoritaire, être organisé, c’est se donner plus de chances de réussir quand on veut entreprendre.

«Produire français pour manger français» a été un leitmotiv lors ce congrès. Qu’elles sont vos attentes ?
Nous voulons rappeler à tous nos donneurs d’ordre qu’ils doivent privilégier la production française. Donner du bio dans les cantines, une fois par semaine ou tous les quinze jours, c’est bien. Mais deux plats sur trois d’origine française tous les jours, est plus vertueux quand on sait que le bio local ne suffit pas et qu’il faut en importer. Dans la restauration collective, favoriser la production française crée des emplois.Les exigences environnementales, à notre niveau, ont du sens par rapport à la qualité des produits, nous dit-on. Il faut donc que les décideurs, dans les collectivités en particuliers, aient ces mêmes exigences par rapport aux produits importés. Ce n’est pas le cas actuellement.

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La Turquie importe, notamment de la viande bovine (80 % sous forme de bovins maigres et 20 % en bovins finis) pour combler ses besoins sur le marché intérieur. Le pays se place ainsi au 2ème rang mondial des importateurs de bovins, juste derrière l’Union européenne (dans son ensemble). Mais la récente dévaluation de la livre turque fait ralentir ces importations. La France fournissait jusqu’ici 50 000 bovins par an, dont 20 900 broutards (partiellement issus de Poitou-Charentes).

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