18 septembre 2014 à 08h00 | Par Actuagri

Les éleveurs dénoncent l’alliance entre abatteurs et GMS

La réunion du 10 septembre entre la FNB, les abatteurs et la distribution n’a pas donné lieu à la grande explication souhaitée par les éleveurs.

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Les éleveurs demandaient à travailler sur la contractualisation pour atteindre les 100 % de viande française dans les grandes surfaces. Sur ce point, le refus s’est avéré catégorique.
Les éleveurs demandaient à travailler sur la contractualisation pour atteindre les 100 % de viande française dans les grandes surfaces. Sur ce point, le refus s’est avéré catégorique. - © Sophie Bourgeois

Après l’action coup de poing chez Leclerc le 26 août, les éleveurs de la Fédération nationale bovine (FNB) attendaient beaucoup de cette rencontre du 10 septembre qui mettait autour de la table les éleveurs, les distributeurs (FCD mais aussi les indépendants comme Leclerc ou Intermarché et les abatteurs. A la sortie de la réunion, c’est néanmoins la déception qui prime. A la question de savoir où sont passés les 300 € par animal perdus en un an, «on ne se bousculait pas pour répondre au micro», note Pierre Vaugarny, secrétaire général de la FNB qui rappelle que les prix à la consommation ont pourtant augmenté pendant la même période. Le revenu des éleveurs, «tout le monde s’en fiche complètement tant qu’il y a de la viande au prix du marché», déplore Jean-Pierre Fleury, président de la FNB. Entre autres revendications, les éleveurs demandaient à travailler sur la contractualisation pour atteindre les 100 % de viande française dans les grandes surfaces. Sur ce point, le refus s’est avéré catégorique de la part de la distribution comme des abatteurs, le président du Sniv (Syndicat national de l’industrie des viandes) Jean-Paul Bigard ayant même considéré la contractualisation comme «un vœu pieu». Si Interbev a assuré suite à la rencontre que la contractualisation restait un des axes de réflexion de la filière, Jean-Pierre Fleury précise qu’il ne s’agit «que de contrats qui ne prennent pas en compte les coûts de production» et se concentrent sur les engagements en volume.

Lire la suite dans l'édition du 19 septembre

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