L'Agriculteur Charentais 02 octobre 2014 à 08h00 | Par Thierry Michel

les pays émergents confirent leur présence sur les marchés d'équipements

Alain Rocreux, président de la filière élevage de l'Adepta

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Alain Réocreux
Alain Réocreux - © Réussir

Quel est le rôle de l’Adepta ?L’Adepta est l’association pour le développement des échanges internationaux de produits et techniques agroalimentaires. Elle est partie intégrante du dispositif français d’aide au commerce extérieur depuis 1977. Elle regroupe 230 adhérents industriels, dont 190 entreprises. Elle est organisée en filières de production spécialisées et propose des solutions complètes en équipements, expertise et formation sur les cinq continents. Les membres de l’Adepta représentent plus de 60 000 emplois en France, pour un chiffre d’affaires de 21 milliards d’euros dont 10 milliards d’euros à l’export. Pour un acteur étranger, il est important de pouvoir avoir un interlocuteur unique. Après le SIA, nous avons signé un accord avec la Jordanie dans le secteur de la volaille. D’autres projets sont sur les rails.
Au Space, vous venez de signer une convention avec le Sénégal. Que pouvez-vous en dire ?Le Sénégal est un des rares pays d’Afrique où il existe une école vétérinaire. Ce pays exprime clairement son ambition d’arriver à l’autonomie alimentaire. Cela prendra du temps mais il veut absolument éviter de dépendre du tout importation. La convention de partenariat porte sur la volaille et a été signée avec l’Interprofession avicole du pays (Ipas). Adepta et Ipas s’engagent à collaborer dans tous les domaines de la production avicole, pour la production de chair ou d’œufs. L’expertise de l’ADEPTA sera mise à profit pour répondre aux besoins des élevages sénégalais en matière de production de sécurité sanitaire et alimentaire ; accompagner l’IPAS pour l’institutionnalisation d’un salon international de l’aviculture au Sénégal et répondre aux besoins de formations professionnelles.
Qu’avez-vous observé comme tendances au Space ?La confirmation du rôle des pays émergents dans les affaires internationales dans notre domaine. Si cela roule déjà en Asie, l’Afrique se met sérieusement en marche. Il faut aussi compter avec la présence de l’Inde, du Pakistan, du Bangladesh. Ce que l’on constate, c’est que la grande majorité des pays émergents intègrent dès le départ les notions d’environnement et de sécurité alimentaire et sanitaire. Le Sénégal ou encore la Côte d’Ivoire sont des bons exemples de cette démarche. Le discours que l’on entend à ce niveau, c’est «on veut produire comme l’Europe». Propos recueillis par Thierry Michel

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50 000
La Turquie importe, notamment de la viande bovine (80 % sous forme de bovins maigres et 20 % en bovins finis) pour combler ses besoins sur le marché intérieur. Le pays se place ainsi au 2ème rang mondial des importateurs de bovins, juste derrière l’Union européenne (dans son ensemble). Mais la récente dévaluation de la livre turque fait ralentir ces importations. La France fournissait jusqu’ici 50 000 bovins par an, dont 20 900 broutards (partiellement issus de Poitou-Charentes).

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