L'Agriculteur Charentais 24 juillet 2014 à 08h00 | Par François-Xavier Simon

Les soutiens agricoles gelées l’an prochain

Ils sont 28 à être d’accord sur le «quasi-gel» des dépenses de soutien des revenus agricoles

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Les Vingt-huit ont marqué leur accord pour le quasi-gel des dépenses de soutien des revenus et des marchés agricoles proposé par la Commission européenne pour 2015. Le financement du développement rural reste problématique, le budget de l’UE ayant déjà du mal à honorer les factures en attente. Le Comité des représentants permanents des Vingt-huit auprès de l’UE (Coreper) est parvenu le 15 juillet à un accord à la majorité qualifiée sur le projet de budget de l’UE pour 2015. Celui-ci s’établit à 140 milliards € en paiements (+3,3 % par rapport à 2014, 1% du RNB de l’Union) et 145,1 Mrd en engagements (+1,7 %, 1,04 % du RNB), contre respectivement 142,1 Mrd et 145,6 Mrd proposés par la Commission européenne en juin. Le Conseil de l’UE devrait adopter formellement sa position sur ce projet le 2 septembre, le Royaume-Uni ayant déjà indiqué qu’il s’abstiendrait lors du vote. Les négociations avec le Parlement européen débuteront en octobre, lorsque les députés auront pris eux aussi position. Pour le 1er pilier de la Pac (Feaga, aides directes et mesures de marché), le montant prévu par les États membres est de 43,9 Mrd € en paiements et en engagements, soit un quasi-gel par rapport à l’exercice actuel (+0,2 %), comme proposé par la Commission européenne. Pour le 2e pilier (Feader, développement rural), les Vingt-huit ont réduit de quelque 45 millions € l’enveloppe préconisée par Bruxelles (11,6 Mrd en paiements, soit -0,5 % par rapport à l’exercice en cours ; 13,8 Mrd en engagements, soit -1,2 %). Une part importante des crédits de paiements prévus en 2015 pour le 2e pilier de la Pac doivent être utilisés pour honorer les engagements restants au titre de la programmation 2007-2013, le reste étant consacré à des préfinancements et des versements intérimaires pour 2014-2020. La Commission a déjà averti que les plafonds budgétaires fixés pour les différentes politiques structurelles, dont le développement rural, risquent d’être inférieurs aux besoins réels. Le 16 juillet, le Parlement européen a de nouveau critiqué la tendance des États membres à transférer à l’année suivante un volume toujours plus important d’impayés

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C'est en moyenne le poids en kilo de fruits frais achetés par ménage entre janvier et mai dernier. Durant les cinq premiers mois de l’année 2018, les achats en volume de fruits frais des ménages français pour leur consommation à domicile (3 543 kg pour 100 ménages) sont en légère diminution par rapport la même période en 2017 (- 2  %) ainsi que par rapport à la moyenne triennale (- 3 %).