L'Agriculteur Charentais 03 juillet 2014 à 14h05 | Par Bernard Aumailley

Libre échange : Je t’aime, moi non plus !

Il fait beaucoup de remous… surtout en Europe. L’accord verra-t-il ou pas le jour ?

Abonnez-vous Réagir Imprimer
- © AC

C’était un peu sur le tapis des Européennes : l’accord TTIP. Mais on a peu parlé. Pas trop pour effaroucher les quelques votants. On négocie. Depuis quelques mois, plus intensément. Encore ces jours-ci. Depuis un an, on veut « éliminer les obstacles au commerce, les tarifs douaniers, les réglementations superflues, les restrictions aux investissements, etc. partout dans tous les secteurs, biens et services entre l’Europe et les Etats-Unis. Pas moins de la moitié du PIB mondial. Les 28 étaient d’accord… en juin 2013 pour que la Commission «négocie» mais sans dire ce qu’elle fait ou accepte. Plus de droits de douane, pourtant peu élevés : 5 % en Europe, 3,5 % aux Etats-Unis. On veut booster ainsi les flux transatlantiques : 1,8 milliards par jour actuellement. Sur le tapis des négociations, l’histoire des «origines» pour savoir d’où viennent les produits importés et donc appliquer ou pas les droits de douane. Mais aussi, l’accès aux marchés publics (oups. Déjà que ce n’est pas facile avec le rachat partiel d’Alstom), la libéralisation et la protection des investissements. Et dernier plat : les mesures antidumping et antisubventions.

Lire notre enquête : l'agriculture aux Etats-Unis, Tenants et aboutissants de l'accord de libre échange, Spiritueux et libre échange dans notre édition du 4 juillet

 

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. l'Agriculteur Charentais se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

Le chiffre de la semaine
1 832
C’est le nombre d’amendements dans le cadre du projet de loi EGALim (états généraux de l’alimentation). En effet, 2094 amendements ont été déposés par les députés, dont 262 ont été jugés irrecevables. 1832 amendements restaient à examiner d’ici le 20 avril.