L'Agriculteur Charentais 26 mars 2015 à 08h00 | Par Bernard Aumailley

Loi sur la biodiversité : Intérêt pour le fond, difficultés sur la forme de la gouvernance

L’Assemblée nationale a commencé à recadrer le projet de loi. Quelques «détails» de grande importance.

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La biodiversité, nous en sommes acteurs et tributaires. C’est ainsi que la ministre de l’Ecologie définit le mouvement qu’elle impulse autour du thème depuis quelques mois. Dernier épisode en date, celui du projet de loi éponyme à l’Assemblée nationale. «Pour la première fois depuis quarante ans, la loi biodiversité crée les conditions pour assurer l’avenir de ce qui nous est le plus précieux : le vivant.» ajoute Ségolène Royal. Elle veut en finir «avec la violence faite à la nature» et le plan Biodiversité ratisse large. L’idée est de partir de la «solidarité écologique» sur la base de «principes fondamentaux» : c’est la notion qu’aucun milieu n’existe ne lui-même et que l’interdépendance est une base. Second principe : «éviter, réduire, compenser» dans tous les projets. Trois mots lourds de sens. Ségolène Royal veut introduire la notion de «vision dynamique» de la biodiversité, où on connaît, où l’on innove, où l’on protège les continuités écologiques. Et c’est naturellement la Région qui pilote. On va donc généralisé les évaluations des bénéfices des écosystèmes. On vient de créer le centre européen d’excellence en biométrie de Senlis, 350 chercheurs. Le conseil national de protection de la nature devient l’instance d’expertise scientifique et technique du ministère.

Lire la suite dans notre édition du 27 mars

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Le chiffre de la semaine
60 %
Au 1er mai, 60 % des nappes phréatiques affichent un niveau modérément haut à très haut, 21 % modérément bas à très bas, 19 % dans la moyenne, indique le BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières), soulignant une «recharge efficace» grâce aux pluies de début 2018.

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